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Si l’époque musicale que nous vivons n’est pas totalement novatrice, si elle n’est pas une période charnière dans la création mais plutôt dans sa consommation et dans sa production, certains groupes auront réussi à faire évoluer les choses, les styles arrivant à influencer leurs contemporains. Alors que l’actualité devrait les couronner rois, Animal Collective fait parti avec Arcade Fire de ces groupes actuels, qui ne révolutionnent rien mais qui désinhibent. Prenez par exemple Blake/e/e/e. Que seraient des morceaux comme « dub-human-ism » ou « border radio » sans « strawberry jam » ou « funeral ». Comme Slint et Talk Talk avaient organisé une porte ouverte autour de ce que l’on n’appelait pas encore le post rock, le parc Arcade Fire et Animal collective est ouvert. Sauf que dans celui ci pas trop de ressemblance entre les deux, juste l’affirmation que l’on peut tenter, que l’on a même le droit de se tromper, mais on a surtout pas le droit de dormir. Du coup Blake/e/e/e, cerveau à l’air libre, se laisse aller à une musique entre répétition et trituration, entre chant pop et divagation entre chant harmonique et chant de gorge. Disque libre, « Border radio » est à l’image de son « New millenium’s lack of self explanation » une parade assurée mais joyeusement bancale.




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