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Neïmo est une lame de fond, un courant qui emporte tout et tout le monde sur son passage. De Jeff Ayeroff à Alan Moulder en passant par le village vert, tous ont craqué pour ces jeunes français. Parfaitement décrit sur leur bio, l’album est doux et violent, clairement issu d’une époque où new wave, punk et pop s’entrechoquent. « Is moderne incidental » pourrait d’ailleurs trouver sa synthèse sur « Johnny five », titre qui aux dernières nouvelles, donnerait au Strokes l’envie de prendre leur retraite dans un sherpa loin du monde. Toujours juste, sauf quand certains solos de guitares viennent comme un cheveux sur la soupe, Neïmo sait parfaitement faire sentir ses influences, comme des hommages appuyés. « Something in common » pour les Strokes, les Smiths sur un « lines » qui n’est pas fait pour nous rajeunir. « Moderne incidental » est une boule de plaisir, un disque de fans fait par des fans, une madeleine de Proust, sans la naphtaline. Energique, mélodique et rageur, ce disque est un pavé lancé contre une vitrine, celle souvent teinté de gros sabots du rock français, une vraie prouesse quand on a été élevé dans l’école de Molière et Maupassant, un vrai acte de protestation, une manifestation pacifiste mais tranchée. A découvrir absolument.




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