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De Double Deuce on ne sait rien. Et l’on ne comptera pas sur leur -pour le moins- rachitique site internet pour en savoir davantage. Tout juste peut-on écrire qu’il s’agit du projet commun d’Angela Carlucci et Toby Goodshank -qui vocalisent ensemble sur l’ensemble des douze titres de Camp Candy- parfois rejoints par Crystal Madrilejos. C’est mince. Peu importe puisque selon la formule éculée la musique de Double Deuce " parle d’elle-même ". Cette pop parfois empreinte d’un folk gentiment bancal et juvénile s’exprime même très clairement et s’adresse à tout auditeur capable d’émotions : manifestation de joie non feinte sur " When The Chips Are Down (I Rally The Team) " ou " Francis Dances ", montées de sève pop immédiatement euphorisantes, nostalgie vibrionnante (" New Shirt / Heather Lewis " et ses chœurs en spirales ou " You Tour My Heart Out, Tucker Smooth ") ou vague retour de flammes amères (" Jay and the Americans "). Au total un joli herbier de sentiments duquel on prendra soin tout de même d’évacuer les quelques mauvaises herbes cul-cul la praline qui poussent parfois dans le champ (mal entretenu) de l’antifolk, création lexicale sans fondement mais dont se réclame Double Deuce (" Taboo ", " Window "). Un herbier que l’on doit à la structure lilloise Ohayo Records pour laquelle DIY signifie moins pose vide de sens qu’artisanat philanthropique (pochette et cd sérigraphiés et artwork chiadé, magnifiques). Valable.




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