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Que de glaces ont du souffrir de la projection en leur direction du surplus de sebum d’un bouton, cocon d’un liquide ou d’une fusée molle. Entre les doigts experts d’un acnéique ce bouton éclaté provoquant indifféremment douleur ou orgasme cutanée. C’est dans le même ordre d’idée que Friction éclate le O de son nom sur une pochette où les doigts pointent vers le haut dans un big up tout aussi rock que techno. Le groupe appuie là où cela le démange et appuis jusqu’à ce que la tension face tout éclater et que le calme puisse revenir, laissant derrière lui une surface ravagée par le piétinement. Friction c’est tout d’abord un groupe de guitare, des grosses guitares ne faisant pas dans la poésie, allant doit au but. Ensuite Friction c’est une rythmique donnant du fil à retordre à ses guitares accrocheuses. Jouant de ses vitesses comme un cycliste sur piste, cette rythmique oblige les guitares à se faire joueuses et à se détendre. Des machines qui prennent le pouvoir pour des sommets comme Galaxy. Et puis Friction c’est aussi (et surtout) le chant de Jérôme comme sortie indemne des studios dans lesquels Compulsion enregistrait ses albums. S’il arrive que les guitares prennent totalement le pouvoir comme sur le strockien supérior being les machines applaudissent sans intervenir sur le tempo. Shark c’est le bruit d’un gros bouton blanc qui s’écrase sur un glace de salle de bain, un bouton qui se suicidera pour que sa victime puisse sortir et profiter dans une salle bondée de jeunes en jean taille basse, sans que ce furoncle gâche le plaisir de danser sur les bombes de Friction. Grosse claque.




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