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Et si ce disque était sorti avant la présidentielle, servant de tract à la campagne de Bayrou. Camille est en orange, cette couleur du milieu entre celle de la fureur et celle de la douceur. La question était de savoir comment Camille allait nous revenir après le fil (l’autre grande question c’est Katerine est il encore humain). Comment pouvait elle se remettre du succès inexplicable du fil et de starification étonnante pour une musique si chiche. Camille a gagné ses galons de star de la chanson française par sa nature, sa générosité corporelle. Orange donc mais pas au milieu, plutôt extrême la jeune femme. Le corps comme source sonore, et des phrases (« le canard fait des coins coins ») comme trame aux « canards sauvages ». Utilisant les syllabes « humides » on se croirait presque au bord d’un lac, et ça tombe bien on entend l’eau. Le principe est pausé, reste à savoir si l’écriture pouvait survivre. Camille en quittant le fil, perd ses repères, mais gagne en souplesse, et « music hole » lui permet de déployer des cordes vocales. « home is where it hurts » nous montre une Camille affranchie, libérée, prenant sa chanson sans craindre de la casser. Camille chante sur « musci hole » comme jamais. Le soucis c’est que l’exercice reprendra vite le pas, et les chansons prendront des allures de performances avant d’être des chansons (« money note » pire chanson de l’année ? ). Un album donc pour faire des pieds et des mains, comme la politique pour prendre le pouvoir. Rattrapé sur le fil.




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