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  • 10 novembre 2009 /
    M83
    “dead cities, resd seas & lost ghosts” (Labels)

    rédigé par Gérald de Oliveira
    7 votes
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Pied de nez ou non le morceau qui ouvre cet album après les oiseaux se nomme unrecorded, un alliage entre une noisy pop lente et une techno minimaliste mais ample dans sa démarche. M83 réussi ce que j’appelle un disque épuisant. De ces disques j’en connaît deux. Il y eut le Loveless de My bloody valentine, mais surtout le beaster de sugar, véritable pierre angulaire de mon panthéon sonique qui me condamne au repos après une écoute. Avec ce second disque M83 érige une cathédrale sonore aussi intransigeante et aussi destructrice des énergies. Une cathédrale ou une église (church) pour une messe sonique en introduction de la fusion de godspeed et sonic youth (america). Autour de ce monument M83 peint son paysage (on a white lake, near a green mountain) sans y toucher dans une tranquillité lourde nappée de synthés comme une vague de bombardement. Fascinant par sa jeunesse ce duo antibois régi de nouvelles règles comme un créateur dessine une collection en mariant les textures. Dead cities, red seas & lost ghosts est un disque fondateur que l’on ne pouvait imaginer entendre un jour. Dix ans après beaster et son électricité brûlante, M83 fomente un coup d’état héroïque sur la frise chronologique musicale. Be wild disent ils ? Gone nous feront sous un ciel sombre et lourd, le temps d’une excursion dans la brousse à l’atmosphère pesante avant l’envol des oiseaux après le cri d’un monstre. Une envolée dans un verre de plomb. M83 c’est tout cela à la fois. A découvrir absolument.




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