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Et si le terme Folk stellaire n’était que trop galvaudé par des chroniques trop rapidement échafaudées ? Déjà le folk, n’est il pas le style à la mode, quand on ne sait pas comment draguer sa voisine de pallier, et que l’on connaît son penchant pour la mélancolie, et le penchant des femmes en général à adorer les hommes avec une guitare. The Leisure Society est probablement LE groupe de folk stellaire, celui qui rend le mieux hommage aux illustres prédécesseurs « (« A Short Weekend Begins With Longing » semble s’inscrire dans une vraie tradition du genre) tout en restant dans son époque. « The Sleeper », titre de cet opus, est probablement à double sens. Il loue tout à la fois la possibilité qu’à maintenant l’homme de songer à autre chose qu’à mourir, sans passer par la religion, mais il pointe de fait du doigt sa proximité avec un dilettantisme et un manque de valeur évident. « We Were Wasted » pourrait être un hymne à ne jamais oublier, une chanson tout en émotion, qui subjugue par sa pondération dans les effets et par sa grandeur dans ce qu’elle représente. Difficile entreprise que de nous mettre la tête dans les étoiles sans jamais nous claquer des cymbales dans le creux de nos oreilles, mais The Leisure Society (aka Nick Hamming, Christian Hardy et une bonne bande de copain) à le don de pouvoir faire un disque monocorde, sans que celui ci nous fasse penser à autre chose, comme aller déjouer les énigmes d’un écrivain de seconde zone, grand gagnant des cadeaux de Noël. D’une grande pureté, d’une ingéniosité de l’infiniment petite face à l’infiniment grand de l’univers étoilé (« Come To Yous Senses » vous fera danser sur un timbre poste avec des yeux brillants), ce « The Sleeper » est une caresse lumineuse de haut vol, très haut vol.




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