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J’entends déjà les tunnels de publicités illustrés par 20 secondes de « Time to prétend » ou de « kids ». Je vois déjà les grincheux qui vont trouver à redire sur un disque qui se présente comme un produit markété, surfant sur les succès de Devandra et ¬des Klaxons, pour ne parler que des tendances actuelles. Le problème, c’est que les deux MGMT n’aspirent pas que le présent, ils ingurgitent des disques durs remplis de disques du passé, le tout pour signer un disque du futur, une nouvelle mixture, hors temps, hors tendance, tendance d’elle même. Habillés comme des harpies, participant à ce qui pourrait être un rite millénaire pour fêter la mer, MGMT déstabiliseraient même la statut du commandeur de la certitude, effritant les parois avant de découper le socle. Hype venue tout droit du net, MGMT sonne parfois comme un album de Mercury Rev enregistré après une journée passée sur une longboard, mais le duo sonne aussi comme si Phil Spector avait rangé ses fringues pour cueillir des fleurs avec Beck. C’est d’ailleurs à Beck que j’ai pensé en écoutant pour la première fois MGMT, sauf que le blondinet était sur un fauteuil roulant pendant ma comparaison, faisant sa sortie dominicale dans le jardin de sa maison de retraite. MGMT comme management (mot à la mode dans la civilisation des échelles) et oracular spectacular comme une incantation à un disque qui donne au temps une nouvelle dimension….vous êtes bien dans votre nouvel espace.




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