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Composé de trois jeunes blacks, New Bloods n’est pas un groupe de rap qui ouvrirait les meetings de Obama. New Bloods pour vous donner une idée est un groupe qui fait autant de bruit qu’une manifestation du KKK après la fin de l’apartheid. Un basse vrombissante, une batterie qui demande au moment où je vous parle l’asile politique chez Coldplay, et surtout un violon, instrument qui ne doit plus bien savoir si l’usage qu’il en est fait est bien recommandé par les écoles de musique de l’Autriche si proche des traditions ancestrales de l’enfermement. Beaucoup de bruit, mais surtout une conscience identitaire et politique forte. Les textes trouvent de l’écho jusque dans les poitrines des réfugiés haïtiens, dans les cœurs des suiveurs de MLK. Des chansons brutes (elles ne dépassent pas les 3 minutes et le disque en fait à peine 24) avec une énergie tout à la fois sauvage (l’ouverture « the secret life » « doubles » est un uppercut digne de Mohamed Ali) et une tendresse pour essayer de croire en la fin des énigmes pausées par la crainte des hommes. C’est sur « oh deadly nightshade ! » que la source de cette rage trouve son lit « finally i can’t tell if it’s dream ». Souvent les disques sont poignants car la mélancolie est le ressort de la trame, « the secret life » est le disque le plus poignant de l’année, car le désespoir qu’il narre n’est pas fin, il souffre d’une honnêteté désarmante. Rage against the machine.




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