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On ne souligne pas assez le manque d’inventivité des labels de nos jours, remplissant les trous déjà souvent béant de leur production par des clips sans intérêt, des inédits à nous faire aimer un best of de la star académie ou encore des jeux pour amateur nostalgique et cocufié de la console vectrex. Plutôt que de dénigrer soulignons l’idée de glitterhouse de joindre à une nouvelle production d’un artiste, son premier album souvent épuisé et non réédité. L’initiative est ici pour le groupe ricochets qui pourrait fort bien atteindre un couché de soleil d’un seul lancé. Imaginez dans une pièce Bertrand cantat et les bad seeds. Ici les ricochets ne chantent pas, ils crient non seulement pour sortir de ce son fort, mais avant tout pour appuyer le propos. Pendant le temps de ces deux albums, il est aussi risqué de sauter un morceau que de ne pas lire l’attrape cœur ou de regarder 24 heures chrono avec une cafetière, sous peine de passer à côté de quelque chose d’évident mais de grand. Guitares sonicyouthesque (come around here), pop érudite et rude, ricochets seraient en fait la symbiose entre le family cat et gallon drunk. Tendu mais souple dans ses virgules, la musique de ricochets ne se dédouble jamais, ne laissant à son auditeur que la vision nette et non le flou. Un groupe à nous réconcilier avec l’orgue de l’arrière salle. Glitterhouse vient d’avoir une deuxième bonne idée, nous faire découvrir ricochets. Nous, nous ne faisons que suivre.




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