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Papa pique et maman coud. Ou plutôt maman tisse (une activité qu’elle mène parallèlement à sa carrière de musicienne et pas seulement pour passer le temps). Maman c’est Paula Frazer et l’on s’autorise cette impertinence lexicale pour mieux pointer son empreinte quasi maternelle sur une alt-country aux atmosphères crépusculaires. Maman tisse donc, et quand elle ne taquine pas la navette elle appelle à nouveau auprès d’elle son groupe, Tarnation, dont elle n’avait plus sollicité les services depuis 1998 ; des retrouvailles réjouissantes placées sous le signe d’une americana académique. De l’introductif " August’s Song " ballade ouatée dominée par la voix de liturgiste gothique de Frazer (fille de pasteur et membre, enfant, de la chorale de son église) au folky et popisant " All The Time ", en passant par le presque primesautier " Pretend " ou l’euphorisant " Bitter Rose " et sa ligne de piano riante, Now It’s Time accompagne idéalement le printemps mourant. Aussi quoiqu’un rien " creux en son milieu " (sur " Nowhere " Frazer paraît presque s’écouter chanter avant que de reprendre ses esprits avec " Another Day " quelque part entre un Grizzly Bear de caves voutées et un Simon & Garfunkel un peu heureux), le successeur de Leave The Sad Things Behind (2005), trouve sans difficulté sa place dans une discographie qui finit par compter.

Paula Frazer

Differ-ant




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