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The Mars Volta a osé faire un album de (hard) rock progressif. Avec les longs solos de guitare, les morceaux découpés en 4 ou 5 mouvements, et l’orchestre symphonique en arrière plan. Mais quelle classe ! A aucun moment le groupe ne tombe dans le mauvais goût. The Mars Volta comprend deux anciens membres d’At The Drive-In, Omar et Cédric. Si jusqu’à présent, c’est Sparta, l’autre formation née des cendres du groupe texan, qui avait plus fait parlé d’elle, The Mars Volta vient de frapper un grand coup, et cet album sera assurément bien placé dans les bilans de fin d’année. Sur de longs morceaux (le plus court fait 6 mn), le groupe nous emmène faire un tour de montagnes russes, alternant les passages très calmes (ambiances sud-américaines) et les explosions sonores (orages électriques, orchestre déchaîné et envolées vocales). A plusieurs moments, on croit entendre par intermittence une chanson de Carlos Santana, (le Carlos Santana des années 70, pris en otage par un groupe punk). Mais l’ouragan ne rode pas très loin. Les morceaux s’étirent et s’enchaînent, avec des intermèdes instrumentaux très contemplatifs, si bien qu’au final, on a l’impression d’avoir écouté la BO d’un film, tant l’album forme un ensemble cohérent (j’aurai bien vu cet album en BO de Carnets de Voyages, le film sur le périple sud-américain du jeune Ernesto Guevarra, mais la BO aurait été meilleure que le film). The Mars Volta, le seul groupe capable de passer de la salsa au hardcore dans la même chanson ! A noter sur plusieurs titres le mélange d’espagnol et d’anglais dans les paroles, ça nous change du tout-anglais .




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