> Critiques > Labelisés



Konki Duet est ce qui pouvait nous arriver de mieux sous les chaleurs tropicales de nos étés contemporains. Un artwork reprenant les bases de celui de Vespertine, Konki Duet avait de quoi rebuter l’allergique que je suis à l’islandaise des Sugarcubes depuis sa profusion de coquilles vides en direction des représentants de chez Ariston mariés avec une rédactrice de chez art press. Vespertine ne devait pas être le père de Konki Duet sous peine de me donner un coup de chaud et de faire fondre le disque sous des tonnes de bois perdues dans le clip de Human Behaviour (avant la gonflette). C’est un xylophone simpliste qui ouvre sous un chant asiatique (imawa mori nona kani) puis une fugue électro minimaliste (slow sex). Quand l’electronica fait sa mue et découvre que le paysage peut être joli également. D’un fil à tirer, Konki Duet tisse sa toile et prend des éléments. De ces éléments il ne restera alors que le squelette. La base, c’est sur elle que Konki Duet part. Quand on parle de séparation c’est sur le forme la plus simpliste (tu vas partir sans moi) avec un texte basique pour l’acte fondateur des frustrations humaines, la séparation par la pensée ou par le corps. La base et puis l’histoire via une reprise étonnante du classique de visage. Fade To Grey devient alors autre chose, une majuscule dans un champ de minuscules. Splendide appropriation ourlée de violon. Fade To Grey se prend pour un roi et peut vraiment le croire. Entre l’Asie et une connivence certaine vers la musique baroque mais ici en flottement au-dessus d’une frise chronologique, Konki Duet est un glaçon insoluble, une variation pour un enfantillage de haute volée, une journée en apesanteur, une source pour l’étheré, l’art du départ en canon avant de nous dire au revoir dans un jardin japonais en plein Londres. Conquis .




 autres albums


 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.