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En ayant changé le N par le &, David Lavaysse n’a pas totalement changé la face de son projet, mais il l’a fait avancé, comme on avancerait un sucre de plus sur une ligne bien droite avant de les transformer en des dominos cascadeurs. Slow Eater est un album de saison, il est dépourvu de la chaleur étouffante de l’été, il est loin des couleurs vives des feuilles de l’automne, mais il est ciselé, doux au regard et à l’oreille comme un flocon de neige tombant sur notre tête. Un album d’hiver, un disque immaculé, qui ne fait jamais dans l’esprit tordu mais plutôt dans l’apaisement, via des mélodies au cordeau et des arrangements qui donne à la minutie le droit de passer pour un art obligatoire. Le bien nommé with a smile on my face est une bonne définition de ce que David Lavaysse est capable de faire mais aussi ce qu’il est capable d’engendrer. Comment reconnaître black sabbath derrière Paranoïd a part en n’utilisant pas les planches de bois pour le feu mais plutôt pour un parquet chaleureux.Parfois chaloupées, tantôt folk, les chansons de slow eater sont toutes des aurores boreales colorées (vous allez me dire c’est normal en hiver), des chansons que l’on se chantera (kiss my neck) autour d’un bon verre alors que dehors les chouettes apprécieront aussi le spectacle. A écouter sous la couette, mais sans dormir, un pyjama en pilou pilou des amuses bouches, une eau pétillante et des sourires coquins. Regardez dans le ciel.




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