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Crapaud vif est de retour, ou plutôt est enfin arrivé chez nous, chez moi si vous préférez. J’ai longtemps eu du mal à me plonger dans l’œuvre du nouveau fou chantant à la coiffure savamment mal ordonnée, pensant à tord, à un Thieffaine pour les grands, une sorte d’excroissance de la chanson irréaliste. L’envie d’en découdre avec amor doloroso c’est imposée par la présence de Rodolphe Burger, metteur en son cow-boy, ex leader de Kat Onoma et auteur du Samuel Hall inquiétant de Bashung. Pour son amour Higelin veut une longue et large queue de paon, utilisant les aphorismes et les jeux de mots avec une dextérité emplie de sagesse. Pour lui il veut l’amour, le fougueux car l’heure approche, laissant des cailloux sur son chemin pour ne pas nous perdre. Ce n’est pas un hasard si Higelin a reprit le fou chantant pour une tournée, l’ombre de l’homme au chapeau n’est jamais loin de l’ensemble de ce disque. Un Higelin adepte d’un verbe haut et poétique, un manieur de son comme des couteaux, et l’ombre tutélaire d’un monstre sacré, il n’en fallait pas plus pour prendre amor doloroso comme un passeport pour le passé, loin de l’image souvent fausse que nous pouvions nous faire de ses passages télévisuels. Pour les compositeurs à la petite semaine, écoutez Ice dream, décryptez ice dream, une leçon de mots vous est donnée, et rien pour cela amor doloroso est une bénédiction. La vie, l’amour, l’oubli, la douleur et la mort, amor doloroso….Monsieur Higelin désolé de vous avoir fait attendre.




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