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Combien de fois suis je ne présence de l’album de l’année, sujet d’ailleurs d’une raillerie continuelle " le meilleure disque de l’année de la semaine " de la part de mon entourage. Pour le coup Daniel Givens ne devait pas être loin des suffrages, par son lyrisme rentré sous une tonne d’influence en absorption. Entre blues déstructuré et chant en onomatopée africaine (concrète migration) il invente du post blues dans le lit d’une rivière asséchée et devenue route transitoire. Route entre deux mondes (middle passage) un long tunnel rouge à la nearly god non sans l’esprit de tricky. Toujours un esprit tribal au milieu d’un vent mauvais. Atmosphérique et inquiétant, un joy division sans vitesse et sans curtis. Peur au tournant. Puis nouvelle montée tribale, entre king kong et un survol des grands espaces. Tout pour une merveille à la lisière de la transe. Direct dans sa translation, Daniel s’il parle d’oiseaux (bird/flight) on entend les oiseaux. Normal non ?. Une boite à rythme s’essaye à la création d’un rythme entraînant pour un morceau en construction live le temps d’un voyage dans l’imaginaire. Jazzy mais sans punch violent, Daniel nous prouve son art de la migration une fois de plus. Bridge clôturera cette histoire de la communication même entre deux peuples séparés par l’eau. Bridges est le chaînon manquant entre tortoise et le jazz. Le bruit d’une fleur pendant son éclosion. Lancinant et shamanique, cet opus de Givens est un port entre deux états. A écouter absolument.




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