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Nous le savons tous, les réceptions (surtout celles chez l’ambassadeur, en dépit de ses rochers) sont des passages obligés, soit pour gagner des places dans un organigramme, manger des produits de qualité à peu de frais, ou l’occasion rêvée de se moucher dans les doubles rideaux de la rombière qui dirigent la société dans laquelle vous travailler.

Ray Bornéo, maitre d’œuvre chez 8 (et chez Tara King th et chez Lomostatic et chez Bee Tricks et chez…..non non c’est pour rire) a lui trouvé le moyen de briser la glace en croisant Rocher (Brisa Rocher pour ceux qui ne suivent pas l’actualité musicale). Enivré ou non, il discuta avec la belle Brisa, finissant par lui proposer non pas des rochers (oui ceux de l’ambassadeur) mais des chansons pour un nouveau projet. Le lien jamais rompu, elle envoya des enregistrements vocaux que Ray Bornéo mettra en musique.

« Post Drunk Mime » pouvait donc voir le jour, comme une suite aux meilleurs des Kills, là ou Steve Albini avait laissé PJ Harvey sur les cendres brulantes d’un after punk décharné et dévitalisé. Les 11 morceaux piochent dans ces univers, aboutissant à un patchwork tonitruant et implacable avec comme climax le « Help Me Go » le tube de cette fin d’année, à écouter le plus fort possible en cranant, même si vous sortez un dimanche matin en jogging croyant que personne ne vous verra. C’est peut être d’ailleurs ce que c’est dit Ray Bornéo pour ce disque, mais nous l’avons entendu.

« Post Drunk Mime » est un disque à la douce apprêtée, un disque filou (un morceau comme « Don’t Fall » en dit long sur la faculté qu’à Ray Bornéo de nous faire passer en un clin d’œil d’une forme de sauvagerie sortie de Rid of Me à une caresse indie circa 90), un disque qui démonte votre certitude de ne plus écouter de disque sorti des cendres. Les morceaux sortent telles une des épées, d’entre le marteau et l’enclume, encore rouges du feu, déjà tranchantes par son travail, possiblement assassines car l’addiction pourrait conduire à notre fin.

Un disque reçu 8 sur 8, un plaisir jamais coupable, pas comme les rochers de l’ambassadeur. A l’infini et au delà.




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