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Amélie est une petite coquine. Elle que nous rencontrions par des disques aux titres interminables, nous revient avec un disque au titre court, mais à la signification que nous laisserons en l’état, voyant en cette répétition, tout juste agrémenté d’une subtilité calligraphique, un masque de plus sur notre blondinette préférée. Avec « Dina Dinah » Amélie ne délaisse pas ce folk à l’os qu’elle encanaillait, comme si une petite canaille s’amusait à écrire des chansons avec des fantômes, en pensant à ne pas réveiller les parents. Avec « Dina Dinah » Amélie a décidé de quasiment tout maitriser, jouant avec ses chansons comme on s’amuserait avec une poupée, l’habillant simplement, faisant la différence par des accessoires qu’elle piochera dans une boite à son magique. On pense souvent à Bjork, mais une islandaise qui n’aurait pas un tempérament chaud à nous offrir, mais une vraie chaleur humaine à propager. Avec sa voix tout à la fois mutine et affirmée elle se ballade, elle sautille sur des atmosphères qu’elle picore dans une histoire musicale qui pour elle n’a pas de limite. On retiendra « Big Wolf » petit monstre que l’on sent monter en puissance, sans jamais détruire ce qu’il vient de construire, car les monstres chez Amélie ne sont finalement jamais très dangereux. Au final « Dina Dinah » reprend la tradition orale, voulant que l’on conte des histoires en les chantant pour mieux les retenir. Derrière son loup, Amélie nous cache encore plein de choses.