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Sur le joli site internet le groupe se présente comme la réunion de Pascal Comelade avec Calexico ! Moi je vais vous parler de tout autre chose, de Brian Eno et du easy listening, pas parce que Crevecoeur ressemble à cela (loin de là) mais car il faut bien échafauder un papier qui retiendra au moins autant de lecteur qu’il y aura de scrutins pour chasse pêche et tradition. Crevecoeur pourrait devenir donc cette musique d’ascenseur, quand ceux-ci seront non plus recouverts d’une moquette microbienne mais d’écran plasma diffusant des images d’un far west rouge comme le sang. On prendrait quelques notes de ce disque, sachant qu’en revenant dans tel lieu, nos envies les plus ultimes, même celle de monter et descendre, pourront assouvir nos désirs d’en écouter plus. Egrenant les influences sur une pochette qui donne ses lettres d’or au bordel méthodique (pourquoi Berlin ?...les enfants ?) Crevecoeur se met à poil au propre comme au figurer (à vous faire préférer le cd au vinyle pour sa faible superficie masquante). Utilisant tout ce qui pourra faire naître un son (la connexion avec Comelade) Crevecoeur rêve secrètement de son ascenseur pour l’échafaud, ne voyant pas celui-ci collé à la technologie. Un disque facile pour les gens difficiles.




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