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J’ai pendant un moment rebaptisé le groupe en Boum & pschitt, allitération pour voir en celui ci un soufflet que l’on vous aurait annoncé par téléphone, et qui après avoir suscité chez vous les plus folles interprétations gustatives, se serait transformé en un ballon de baudruche en phase de fletrisation. La patience n’étant pas une qualité que l’on me prête, je replongeais donc dans le volume 2 de nos compilations, histoire d’y retrouver l’énergie dévastatrice des Tchiki boum, naissance et épitaphe du groupe. Mais la vie est aussi faite de miracle, regardez la carrière Politique de Devedjian !!. Après pas mal de mois d’attente « happy company » le premier album du groupe nous arrive enfin, et l’attente était méritée. En treize morceaux, les Tchiki Boum slalomeront entre des styles biens différents, des influences, qui ne sont pas sans nous rappeler ce que la mano Negra pouvait faire quand elle s’éloignait de ses racines hispaniques. C’est un gang bang punk rock, servi par des musiciens qui ne s’oublient jamais et un chanteur qui nous ferait oublier qu’il est français. Sans être un déluge sonore, Tchiki Boum devrait empêcher vos voisins de dormir et devrait aussi vous questionner sur comment présenter un disque capable de passer de « the dirty dozen » à « monica’s still ou » sans que la cohérence même du disque ne soit mis en branle, si l’on excepte le très bancale « chasing the dragon ». Si le groupe a perdu la tension mélancolique dont sont friand les fans comme moi du 16 horsepower, il gagne en élasticité et en esprit d’entreprise. Tchiki Boum ne fera pas faillite en 2009.




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