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C’est un évènement personnel qui aura tenu loin de nous l’intrigante Leila, la perte de ses parents. Cet évènement avait terrassé l’ex clavier de Bjork, la mettant dans la position d’un marcheur sans boussole en plein désert de Gobi. Heureusement pour nous, elle fini par reconnaître que la seule et unique façon de se reconstruire était de faire ce qu’elle savait faire de mieux, de la musique. C’est donc en plein retour de la scène de Bristol (la coïncidence est aussi perturbante qu’une chanson comme ‘time to Blow ») que Leila nous revient avec un disque étrange, pendant lequel un ex Spécials et une ex égérie de Tricky, elle même aussi sur le retour, se voit valser dans des univers qui fait se croiser l’univers onirique d Burton, la folie de Terry Gilliam et la psychiatrie en spirale de Lynch. Disque autant en atmosphère qu’en construction babélienne (« nettle »), « bloods, looms and blooms » se fait aussi taquin voire joueur (« little acoms ») sautillant d’une pierre à l’autre pour traverser un courant d’eau dangereux. Organique, presque charnel « daisies, cats and spacement » fait un flashback vers le portishead des années 90) tant il est facile de se frotter contre les rondeurs de cette musique, ce retour est une réussite absolue (même la pochette est une caverne à jeu de piste). Leila y entrepose ses monstres ses envies ses douleurs sans rangement, sans méthode, juste avec le désir de battre et battre encore de ses propres ailes, pour se détacher de cette vie qui lui (nous) aura fait si mal. Des doubles O pour des yeux grands ouverts dans cette vitrine ébouriffante.




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