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S’il y a bien une fonction que le cd a amené, et qui m’a toujours horripilé, c’est bien ce shuffle, ineptie musicale, qui pourrait vous faire écouter the queen is Dead dans un ordre, faisant perdre la magie, ou bien encore Beaster et Loveless, sans connaître l’apnée. Cette option, prend alors une tournure des plus scabreuses, quand elle est couplée à l’utilisation d’un ipod, pouvant alors passer d’un disque à l’autre, enchainant pour le pire haut le cœur un morceau de Radiohead avec un titre de Coldplay (urgh). C’est cette option que j’ai cru avoir activé par erreur cet fin d’après midi, rentrant de mon dur labeur à la Défense et rejoignant via la fourmilière de Chatelet ma bonne vieille gare du Nord. J’avais l’impression de passer du coq à l’âne, sans soupçonner que les auteurs de la chanson d’avant puissent avoir écrit la suivante. C’est pourtant derrière les traits d’un groupe de garage seventies, teigneux et abrasif que se cachent les White denim. Avec ce premier effort, les White Denim peuvent à la fois rivaliser avec tous les white machin du monde, mais surtout peuvent reprendre les cours théoriques de Animal Collective, pour une mise en pratique détonante et tout aussi malade. En exemple nous prendrons « Don’t Look That Way At It », véritable chanson de l’année, le rock se désinhibant sous nos yeux en direct, sous un parterre bien moins triste et frileux prodiguant un soin palliatif à tout les sclérosés de la basse guitare batterie. Les White Denim ont gardé un instinct animal, une savante façon de se plier en quatre face à un obstacle pour le passer, plutôt que de le détruire. A cet instant je militerai encore et encore contre cette option shuffle, mais surtout je vais militer pour que White Denim soit une matière à part entière dans le prochain programme scolaire.




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