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Nous connaissons les premiers ravages des changements climatiques, mais sommes au bout de nos mauvaises surprises, l’évaporation n’est elle pas la prochaine conséquence ? Si tel est le cas alors Maarten a devancé les choses, reliant Rouen avec Modesto le temps d’un album. My favorite sheriff est le deuxième album de ce groupe que nous avions découverts il y a plus de 6 ans déjà, le temps d’un ep qui faisait d’xtc le seul et unique révélateur d’un talent supposé. Loin de la chlorophylle , ce disque a été enregistré avec le désir de voir plus loin plus haut plus fort. La gageure était donc pour Maarten de ne pas se faire manger par un poids lourd de l’indie américaine, une des références qui reformera son groupe dans une dizaine d’années, quand il sera reconnu comme d’autres ont pu l’être après des années d’errance. Que vous vous rassuriez Maarten n’a rien perdu de son écriture et ses interprétations au style proche d’un Spain sans les distances. Après que dire de plus sans tomber dans les lieux communs. Oui ce disque est sous haute influence Grandaddienne (le climax étant le titre 3. Mais comment pouvait il en être autrement, Maarten cherchant peut être à perdre son style pour en prendre un autre, comme on changerait d’un costume limé jusqu’à la doublure, pour un plus grand plus ample, qui pourrait masquer une chemise sur laquelle les boutons auraient migré plus vite qu’une escouade de flamants roses. Farouchement embêté face à ce dilemme d’aimer ce changement tout en le condamnant car fait sous l’égide du goût personnel, my favorite sheriff est un disque qui voit loin, voit haut sans perdre de vue que le pré vert et celui que nous préférons aux pistes de skate.




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