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Les nuages se forment au-dessus de nos têtes, la tempête est proche. Elle ne sera pas continue, elle connaîtra des moments de calme, de la pluie fine accompagnée d’une brise légère, elle séchera les plaies des gouttes lourdes mais ne pourra pas tout colmater, et n’effacera pas les stigmates et surtout ne repoussera les assauts nouveaux. Sans être rageur le ciel se déchirera, il transformera les nuages en d’autant d’avions "pilonneurs". La partie ne sera pas gagnée d’avance, il faudra se couvrir la tête, s’attacher parfois aux arbres en craignant malgré tout la foudre, mais le jeu en vaudra la chandelle, les éléments tellement outre maîtrise feront ce qu’ils veulent, et garderont en mémoire les jeux d’avant quand ils ne venaient pas nous rendre visite toutes les semaines. Bilan météorologique ou chronique d’un disque, là reste la question, car ocre déchirera vos à priori sur la musique sans parole, éliminera d’office l’étiquette du post rock et pourfendra les tueurs de guitares. Trois titres comme une bourrasque, trois titres comme des attrapes cœurs métalliques et soyeux, trois titres qui font d’ocre la plus belle couleur de ce début d’année. A découvrir absolument.




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