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Avec son intro et son outro très lychéenne, les amis du cinéaste Jean-Jacques Anaud pouvaient croire encore une fois à un nouveau concept, une espèce de mordage de queue que le pauvre Jean Jacques lui a transformé par l’accommodement des racines, les temps vont être durs. Entre ces deux vignettes sonores au style très étrange, un groupe nous met une claque du niveau du Buzzin de l’Asian Dub Foundation (swords of truth). Gros mot des années 90 avec ces groupes aux coiffures à se marcher sur les cheveux et ces fringues à lisière de la maitrise du mauvais goût, la fusion (avec deux ZZ) colle plus à la musique de ces new puritains que le simple mot de mélange. Alignant les tubes imparables comme d’autres alignent les verres de Ricard pleurant la fin de la cigarette au café, These New Puritans construit des gâteaux pharaoniques et les caraméliser afin que tout tienne dans une parfaite liaison. Beat pyramid n’est pas un titre pour faire joli en plein retour de mode de l’Egyptologie, c’est la parfaite dénomination d’un style qui tente, par esprit de contradiction, de construire une pyramide en commençant par la pointe, ajoutant au fur et à mesure des éléments, aboutissant à une orgie sonore. Les Wombats peuvent déjà penser à la retraite, le Elvis de These New Puritans va propulser leurs tubes dans une tombe à l’accès plus que difficile voire impossible. Beat pyramid est la prémière bonne nouvelle de 2008 avec le retour de Daniel Leclerq au RC Lens, un disque bourré non seulement de promesses mais aussi de confirmations. Mon disque de l’année de la semaine.




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