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Big Bear, Polar Bear, Panda Bear et désormais Grizzly Bear. Curieux de noter le nombre impressionnant de formations qui se réfèrent au mammifère carnassier. Une réminiscence de l’enfance ? Peut-être, mais ici l’ours (en peluche) tient moins du plantigrade que d’une figure à laquelle l’enfant attribue des caractères humains et qui devient le symbole d’un homme aux contours flous autorisant le petit à multiplier avec ce dernier les types de rapports. On appliquera cette hypothèse psychologisante à la musique de Grizzly Bear pour mieux en éclairer la nature ténébreuse. Ce folk electro et hallucinatoire aux bordures mal définies rend en effet possible toute forme de rêverie indolente. Horn Of Plenty naît dans une chambre de Brooklyn de l’esprit libre d’Edward Droste et Christopher Bear -aucun rapport- mais s’accommode mal de l’espace restreint fixé par ces quatre murs. La musique organique du duo voyage, coupe à travers bois (l’inquiétant titre introductif " Deep Sea Diver " et son implosion finale), choisit l’amphibie (" Don’t Ask ", son chant aqueux et sa guitare atmosphérique) ou suit la seule voie des airs (les cordes ensommeillées du magnifique " Eavesdropping "). Ce fabuleux premier effort se double d’un deuxième volet de remixes, moins convaincant sur la longueur mais dont on retiendra les versions élégiaques de " Shift " par Son et " Don’t Ask " par Final Fantasy.




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