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  • 26 décembre 2021 /
    Damien Breux
    “Mon Bilan 2021”

    rédigé par Damien B
    3 votes
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Voici le palmarès de mon année 2021 dont je ne me rappelle déjà plus très bien.

Tout est passé si vite, sauf la musique de Low.

J’ai entendu par surprise Days like this, caché sur une compilation des Inrocks qui passait dans l’autoradio en conduisant mon fils cadet au foot. J’en ai eu les larmes aux yeux (il faisait trop humide pour que ce soit dû à une poussière).

NHS de Slowthai, merveille de Hip hop mélodique britannique est aussi pas mal passée dans mon juke box mental cette année. La pochette de son album est aussi la plus drôle et la plus réussie de 2021.

Not when you’re in love de Field Music est peut-être le morceau que j’ai le plus écouté. Cette chanson est belle comme du XTC feat Sufjan Stevens (c’est dire son ambition).

Sinon cette interminable période de pandémie m’a aussi incité à ré-explorer ma collection de disque.

J’ai redécouvert ainsi dans mes cartons :

- Planet Zen, génial groupe de shoegaze made in France du debut des années 90 (leur album Terr est une pépite en partie francophone).

- Niobe, une chanteuse allemande des années 2000 édité par Tomlab, dont l’album White Hat évoque un croisement entre Bjork et Kate Bush, avec en plus un étrange côté cabaret folk, onirique et cotonneux. Ecoutez son morceau None but one, c’est splendide de mélancolie lumineuse.

- La techno dub de Basic Channel et Pole. En me replongeant dans leurs productions j’ai retrouvé le plaisir hypnotique d’une écoute presque fonctionnelle de la musique. Des basses, de l’écho, du rythme, des fréquences et de l’espace : et voilà le travail !

Dans l’esprit, Love in a unitary authority. parts 1 ?- ?7 par a new line (related) d’Andrew Johnson de Hood et The Remote Viewer est une magnifique réussite hypnotique.

C’est l’un des nombreux albums que j’ai acheté sur Bandcamp car de mon côté, la vraie révolution de 2021 a bien été d’acheter plein de musique sur cette plateforme !

Avec entre autre du Loraine James (la nouvelle génie britannique de l’électronique) et du Julien Retaillaud pour son très bel album quasi ambient Calme.

Il y a eu aussi le renversant Akene de Gontard, beau comme une manif sauvage non autorisée et le plus que prometteur Pauvre Glenda avec sa pop lettrée et délicate (mais terriblement addictive).

Et les productions artisanales des artificiers de qualité Sam Nolin et Öpinel m’ont elles aussi enchantés avec leurs morceaux explorant inlassablement les frontières poreuses du noise, du post-rock et du slow-core, voire du jazz.

Et puis il y a encore eu Andrea Laszlo de Simone et son Dal Giorno un cui sei nato tu.

Et Me olvidé de vivir de Julio Iglesias, chanté par un copain en verve et en maillot de bain au bord d’un bassin romain écrasé de chaleur ça passe très bien.

Le seul film que j’ai pu voir en entier cette année c’est The man who killed Hitler and then the Bigfoot, beau comme une série Z tourné par Terrence Malick.

Meilleur concert : The Microphones, bouleversant avec une seule chanson marathon jouée pendant environ 42 minutes et 195 secondes lors du génial Sonic City festival.

Sinon la seule série que j’ai regardé c’est Malcolm avec ma compagne et nos enfants (quel chef d’oeuvre intemporel d’humour et de justesse sociale).

Cette année, j’ai aussi lu des livre de Jean Malaurie et d’Ursula Le Guin(comme d’hab), ainsi que le très beau Passeur de JD Beauvallet et le bouleversant de justesse et d’émotion Traverser la foule de Dorothée Caratini.

Et puis il y a eu aussi les toujours très intéressantes newsletters du génial Tony Papin.

Et Je suis très fier des morceaux enregistrés par dylan Municipal pour le Tribute to Swell 41 d’ADA.

Pas de fausse modestie entre nous, je ne pensais plus être capable de produire cette musique avec le peu de temps que j’avais devant moi cette année, mais ces deux morceaus m’ont auto-épatés, vous devriez écouter ce disque hommage (en plus sa pochette n’est pas mal non plus).

Enfin, commencer à écrire des chroniques pour À découvrir absolument m’a fait très plaisir (merci Gérald) !

Prenez soin de vous et n’oubliez pas d’écouter None but one de Niobe une ou deux fois par semaine en 2022, et tout ira mieux.




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