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Les parents de John Michael Foss, Joshua Bertram et Chaz Knapp, les trois Américains de Our Brother The Native âgés de 16 à 18 ans, s’interrogent. Pourquoi avoir craqué leur PEL pour financer les séances psy de la chaire de leur chaire quand la solution se trouvait à portée d’enregistreur numérique ? Tous ces matins où leurs enfants se levaient sourire aux lèvres avant de leur balancer leur bol de Cheerios à la gueule, mis en rage par une de leurs réflexions innocentes sur la nécessité d’une hygiène bucco dentaire irréprochable. Tous ces soirs où ils leur avaient signifié, protégé derrière le couvercle d’une poubelle en métal, que peut-être 17 heures de jeu en réseau suffiraient pour la journée. Effacés des mémoires. Un mauvais souvenir. Désormais l’humeur changeante des adolescents dicte la structure des morceaux de Tooth & Claw, un album de folk perché, de rock expérimental pour amoureux des feux de camps au milieu de bois reculés. Désormais ils peuvent psalmodier librement de leurs voix étranglées d’Ewok sous hélium, brutaliser leurs mélodies délicates à grands coups de sons rugueux passés au rack d’effets, casser leurs jouets de bambins et en tirer la musique d’une enfance telle que fantasmée par CocoRosie ou Animal Collective. Leurs parents les y encouragent, la mère de Josh Bertram chante même sur deux morceaux aux titres énigmatiques -comme les dix autres titres- " Tilia Petiolaris " et " Octopodidae ". Leurs parents sont fiers d’eux, à raison. Et bordel, qu’ils sont soulagés !




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