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Autant être honnête avec vous (mais pas en vous regardant dans les yeux, déjà là c’est impossible, et puis bon on la connaît) ce disque avait autant de chance d’être chroniqué sur ADA que Dany Boon en a d’un jour faire l’objet d’une rétrospective à la cinémathèque. Car la Beat-Box me fait le même effet que Depardieu face à une bouteille de Vittel, celui du rejet. Et cela pour trois raisons.

La première émane de l’histoire de la chanson française. Les restes des ineffables Pow Wow, ou plus récemment les excentricités cliniquement inquiétantes de Camille, n’aident pas à appréhender ce style sérieusement, à moins d’avoir assez de recul, mais dans le cas présent la superficie de notre planète n’est pas assez grande.

Seconde chose difficile à passer c’est la barrière culturelle qui semble devoir ranger l’Autriche dans une division qui ne nous intéresse pas, ou juste quand il faut payer des vacances a ses parents en les envoyant au Tyrol revivre les premières années d’Heidi. Certes l’électro autrichienne est bien vivante, mais elle semble devoir creuser sous les Alpes pour arriver chez nous aussi facilement que celle d’autre contrée tout aussi peut attrayante à la base.

Troisième et dernier accueil qu’il fallait outrepasser c’est celui du corps face à cette musique. Comme il nous ai agréable de singer un solo de guitare, même si nous détestons cette masturbation de la 6 cordes, il le sera moins de nos essais répétées a la pratique de la human beat box, mes essais transformant mon intérieur en une usine a miasmes.

Mais j’ai écouté « Akusmatik » est là, c’est le miracle. Ce qui passe d’habitude en performance aussi capable de servir d’attraction à une fête foraine que la femme à barbe ou le bébé décongelé sans micro onde, là cela devient de la musique, car croyez moi si vous voulez (là je fais mon monsieur loyal) j’en ai oublié que tout cela était fait avec des bouches. La où nous faisons entrer des aliments ou des langues, sort des sons que nous imaginons synthétiques, mais qui sont 100% pure bouche. Je vous mets au défi de ne pas être happé par « Warning Bells » véritable tube pop. Un morceau pop au milieu d’un disque consacré essentiellement au dance floor, qui ne tombe jamais dans la routine du bip bip bip, accumulant les changements de rythmes et de tons, nous entrainant dans ce jeu, comme dans un théâtre de marionnettes qui nous ferait oublier les fils.

Un disque donc naturel et long en bouche. Belle surprise.




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