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Je sais pas pour vous, mais la géométrie dans l’espace ne m’a jamais comblé d’extase, et alors les théorèmes qui allaient avec encore moins, plongeant souvent ces noms sortis, à mon sens, de livre apocryphe d’une illuminée qui devait détester les enfants. De ces théorèmes Your Happy End a probablement gardé la substantifique moelle, et surtout les théories combinatoires, du genre A plus B moins C égale la tangente entre E et F, dans le cadre d’un triangle rectangle. Avec YHE, c’est A le monsieur Pop qui peut commencer, ou monsieur B qui lui sera plus trip Hop, donnant à madame C le choix entre ballade émouvante ou romantique. Au jeune bambin D, qui lui aurait plus sa casquette de travers, et écouterait du rap dans sa chambre prenant la tangente, pour ne pas supporter les traitrises de son frère E qui écouterait les disques de DJ Shadow en parlant de l’avenir avorté du rap. Démocratique, comme dans une maison qui ne psalmodie pas les droits d’un être à vivre en parfaite égalité en dépits de son âge, le disque offre à chacun de mettre la première ligne, encourageant les autres à venir suivre, ou même à se superposer. Il n’est alors pas impossible de voir en A et B lâcher prise pour D et E , avant que C remporte le droit de conclure. Vous comprenez que cette auberge espagnole dans laquelle la géométrie prend un coup de jeune, n’a pas son pareil pour ne ressembler à rien d’autre, ou voir à tout, car tout se mélange. Si ce qui l’emporte quand même c’est cette écriture pop qui depuis OK Computer explose les codes et les vieilles règles établies (Pythagore et Thales à la morgue), il n’est pas rare d’être doucement désorienté par ce « Seven windows for six dreamers », confirmation de ce qui nous pensions à l’époque de « 700 Fields ». Une grande fenêtre d’avance.

PS : Message personnel, l’attente était elle justifiée ?




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