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C’est un exilé à qui nous avons à faire. Non seulement Xavier Plumas vole de ses propres ailes, loin de Tue Loup, mais il se ballade loin du folk miteux que l’on a tendance à nous servir, pensant souvent que le Folk est l’œuvre de nécessiteux au bord de la faillite et de la soupe populaire. Xavier Plumas de sa voix typée mais aussi malhabile nous raconte des histoires intérieures. Tout chez Xavier Plumas semble éloignée de son époque, comme si le temps et l’évolution de l’homme n’avaient pas d’incidence sur lui et sur l’intérieur d’un corps aux vicaires romanesques. Certes loin de son époque, mais malin comme un Manu Chao mettant des bips partout, Xavier parvient au même résultat. « Le secret des rivières » et « souiller la colombe » ont des gimmicks réjouissant et habillement placés, « souiller la colombe » comme une cousine au « thème from turnpike » de Deus. Mais l’entreprise a ses défauts, comme celui de rester monocorde, ne changeant pas de rythme. On aurait loué un titre comme « prédation » si il n’avait pas avorté ses recherches en si bon chemin, comme si le vide qui précède la réussite ou l’échec avait fait peur à son auteur. Loin de l’austérité souvent apanage de ce style d’entreprise, ce premier album solo perd sa bataille interne à ne jamais vouloir réveiller la bête qui sommeil. Un effort pesant tiré par des petites perles brillantes sous un soleil d’hiver.




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