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Le chanteur belge préféré des français chantait que noir c’est noir il n’y a plus d’espoir. Cancel alias Sébastien a dû malaxer ce refrain pour en arriver à nous demander d’introduire de l’espoir dans une musique écrasant les rayons de lumière et aspirant la moindre poussière révélatrice d’un sillon lumineux. Acceuilli dans nos murs pour le volume trois de nos compilations, Cancel nous séduisait comme pouvait nous séduire le scarabet inquiétant de Massive Attack. Un mélange de terreur et d’échappatoire perçut au bout de la poursuite que l’on souhaite victorieuse. Fear est en fait le nécessaire caisson à oxygène d’un album qui est une énorme caisse de dépressurisation, léchant dans les aspirations des basses fréquences la plus petite des parcelles d’air. Loin d’être clostrophobe la musique de Cancel retranscrit de façon musicale sa pochette, tant que le soleil ne se lève pas évitons de trop briller. Mais pas de condescendance, d’accès de volontarisme glauquisant (sauf peut être sur inside the pain), Cancel ne joue juste pas dans les mêmes coures de récréation des enfants de Shinny Happy People. On regrettera malgré tout que dans son cartable les crayons de couleurs soient absents et finissent par manquer sur la longeur, car la pluralité outre d’être le nécessaire moteur d’une démocratie en marche, c’est aussi le ferment d’une écoute aimantée. Il est assuré que le soleil va se lever sur les terres de Cancel, que le côté sombre se rafermira au contact de vos lumières successives. Donnez de l’espoir à ceux qui le mérite. Cancel en fait parti.




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