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  • 16 juin 2019 /
    La Fresto
    “La Fin de l’Autre” (Site)

    rédigé par gdo
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Avoir dans son jeu de cartes celle avec le logo de Lithium est comme un joker à sortir, enfin dans le milieu très restreint quand même des mélomanes indés qui se nourrirent avec ce label qui aura plus fait pour la musique d’ici que la grande majorité des majors réunis.

Malheureusement le label n’est plus depuis longtemps, pire il semble de plus en plus difficile de trouver des gens avec le vertige à la simple évocation de son nom, n’ayant pas reçu la convocation par la sécurité sociale pour un examen colorectal.

La Fresto fait partie de cette famille vieillissante, mais avec les oreilles toujours bien ouvertes. La Fresto fait même parti de la famille ADA, avec trois participations à nos compilations, dont une sur le dernier volume de celles-ci avec un morceau tiré de "La Fin de l’Autre" son nouvel album (en regardant son compte bandcamp vous pourrez constater qu’il n’a jamais vraiment arrêté de produire à l’instar de pas mal de ses collègues de label). L’album s’articule autour de quelques binômes, comme si le disque avançait par un système de rouage. Palimpseste 1 & 2 qui ne font pas que recycler, "Le Premier Monde" et "l’Autre Monde" en résonnance lui-même questionnant "La Fin de L’Autre". Au centre de ces rouages coulent une forme de lubrifiant qui a la particularité de gripper la machine, car "La Fin de L’Autre" a noyé l’optimisme dans une " Base Saumatre ", le coeur lui semblant donner ses derniers battements le temps d’un "Entonnoir à Gauche " aussi énigmatique qu’aimantant. On passera sur la "Reunion de Famille" qui n’est ni une cousine de "Festen" ou de la fête chez Oreslan, mais elle pourrait anéantir le recrutement d’un standardiste chez SOS amitié, pour nous finir sur " Inverse " chanson « Bashunguienne », morceau dont les phrases et les sons sont propulsés comme des bulles de savon le sont d’une machine. C’est tout aussi inquiétant qu’attrayant, surtout sur la longueur, comme l’est ce disque, un jeu parfait. Après la fin le début sera à suivre.




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