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	<title>&#192; d&#233;couvrir absolument</title>
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		<title>Picot</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Witold Bolik</dc:creator>



		<description>Quand j'ai r&#233;&#233;cout&#233; quelques ann&#233;es apr&#232;s l'&#233;poque o&#249; &#231;a plaisait &#224; toutes mes copines (heu, trois personnes quoi), un album de M (celui avec le g&#233;nial livret en double flip book), j'ai pens&#233; au portrait de Dorian Grey. On m'avait vendu un m&#233;lange de coolitude et d'excentricit&#233; parfaitement dos&#233;, dans un packaging inventif et dr&#244;le, et puis certaines chansons de son papa m'avaient tellement marqu&#233; que je n'ai pas ressenti une seule seconde le besoin de critiquer proprement le truc. M reste super sympa, tel un (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH149/arton10435-cd75d.jpg' width='150' height='149' style='height:149px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand j'ai r&#233;&#233;cout&#233; quelques ann&#233;es apr&#232;s l'&#233;poque o&#249; &#231;a plaisait &#224; toutes mes copines (heu, trois personnes quoi), un album de &lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt; (celui avec le g&#233;nial livret en double flip book), j'ai pens&#233; au portrait de Dorian Grey. On m'avait vendu un m&#233;lange de coolitude et d'excentricit&#233; parfaitement dos&#233;, dans un packaging inventif et dr&#244;le, et puis certaines chansons de son papa m'avaient tellement marqu&#233; que je n'ai pas ressenti une seule seconde le besoin de critiquer proprement le truc. M reste super sympa, tel un Dorian Grey du cool, mais ses disques se v&#233;rolent au gr&#233; du temps de mochet&#233;s, de compos rachitiques, d'insipidit&#233;s, de b&#234;b&#234;te, dont je ne pardonnerais pas le dixi&#232;me &#224; n'importe quel autre chanteur pas connu. En m&#234;me temps, bah &#231;a passe en &quot;sans pr&#233;tention&quot;, c'est-&#224;-dire, &quot;sans autre pr&#233;tention qu'&#224; la vacuit&#233;&quot;. Et, aussi mauvais esprit soit-on, il demeure impossible d'en vouloir &#224; de la musique sympa, &#224; quelqu'un qui pr&#244;ne m&#234;me m&#233;diocrement la gentillesse et la sensibilit&#233; - sp&#233;cialement, aujourd'hui ? - on ne peut que passer son chemin en rageant en dedans, &quot;mreugneu y'a un truc qui cloche, mreugneuh mais comme c'est pas grave, gnarglah, on peut pas mettre le doigt dessus sans passer pour un connard&quot;. Dorian Grey mais en plus sans vrai vice, sans m&#233;chancet&#233;, &#224; se demander si ma comparaison n'est pas foireuse (&#231;a m'&#233;tonnerait beaucoup de moi). Bref, &#231;a m'a foutu en rogne obscure de tomber sur ce CD, d'&#233;couter, finalement pour la premi&#232;re fois vraiment attentivement, M, et je regrette ce temps perdu. Temps perdu que je tenais &#224; partager, car tandis qu'on pourrait croire que tout &#231;a n'a rien &#224; voir avec &lt;strong&gt;Picot&lt;/strong&gt; et son disque, et que ce vieux bougre de &lt;strong&gt;witold&lt;/strong&gt; ne prend m&#234;me plus la peine de parler des disques qu'il chronique, non non, digressions en open bar, que des digressions, que du hors-sujet, eh ben, en fait, oui un peu, mais pas que.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le disque de Picot m'&#233;voque celui que j'aurais aim&#233; d&#233;couvrir apr&#232;s la mode en r&#233;&#233;coutant M : oui, des gimmicks, oui, de goguenards clins d'yeux, une impression de vari&#233;t&#233; un poil plus classe, un peu de centre-pop, un dossier de presse tr&#232;s bien rang&#233; (j'ai vu que y'avait tous les formats de fichiers, je l'ai pas lu) du bon go&#251;t dans l'air frais du temps (chaud), et oui aussi, comme chez M, de la guitare au polish impeccable, de la guitare qui a lu Guitares et Claviers et qui ne peut s'emp&#234;cher de nous demander parfois en nous tirant la manche (avec son manche &#224; elle) : &quot;dis, t'as vu mon joli son ? Je joue bien, hein ?&quot;, mais, au-del&#224; de &#231;a, quelque chose, enfin, un truc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce l'ode &#224; la distance qui revient (j'entends le mot &quot;loin&quot; plus souvent que partout ailleurs) ? Des harmonies louches sous la ligne claire ? Ces breaks pas bien raisonnables ? Cette tristesse souriante dans la voix qui se teinte &#224; peine parfois de fatigue ? Ces fins abruptes, sur un son, sur rien des fois ? Le formidable riff de guitares en question/r&#233;ponse Televisionesque de Gymnastique ? Ce long cadavre exquis (les paroles arrivent &#224; ne s'attacher &#224; rien et &#224; se d&#233;tacher &#224; tout, cr&#233;ant une coh&#233;rence dans le flottement) ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La coh&#233;rence dans le flottement, la fragilit&#233; pas tranquille, Plan-s&#233;quence prend un sel particulier dans ce contexte, &quot;je sais pas vraiment comment jouer/je veux rester planqu&#233;&quot;, et l&#224;, Picot nous l&#226;che un fil sinc&#232;re, le genre de truc qui se sent, le truc un peu plus risqu&#233;, qui te retombera sur la gueule, mode ou pas mode, longtemps apr&#232;s, &#224; la r&#233;&#233;coute, tel un M mais en vrai. Sans tube, &#224; cette heure et &#224; vue de MON nez, encore que, je serais vous, je ne ferais pas confiance &#224; mon flair tubesque (et ce serait tant mieux parce que bien m&#233;rit&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, je ne ferai pas de sarcasme, je ne lancerai pas &lt;i&gt;&quot;&#224; ton &#233;toile&quot;&lt;/i&gt;, ou, pire, &lt;i&gt;&quot;rendez-vous dans dix ans&quot;&lt;/i&gt;, mais, tiens, je vais plut&#244;t remuer la t&#234;te en &#233;coutant le clavinet funky de &lt;i&gt;Pio&#249;&lt;/i&gt; (clavinet qui sauve pour le coup des harmonies pas bien inventives et une fin un brin convenue, rha tout ne peut pas &#234;tre au top tout le temps... Ah mais tiens, si &#231;a se trouve, c'est &#231;a le tube, le truc que t'as l'impression d'avoir d&#233;j&#224; &#233;cout&#233;, justement ? Le cheval de Troie du disque, pas super int&#233;ressant musicalement mais qui emm&#232;ne les ami.e.s vers le reste plus d&#233;structur&#233;, sinc&#232;re, chelou ?), tout en me disant : &quot;ouhl&#224; cette chronique-l&#224; je vois pas du tout comment la terminer. Bah ! Un coup de digressions, un coup de parenth&#232;ses de trois kilom&#232;tres, et &#231;a le fera !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe title=&quot;deezer-widget&quot; src=&quot;https://widget.deezer.com/widget/dark/album/923458591&quot; width=&quot;100%&quot; height=&quot;210&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowtransparency=&quot;true&quot; allow=&quot;encrypted-media; clipboard-write&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>The Veils</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Si le Finn Andrews de Nux Vomica (2006), sous hautes influences Nick Cave et Sixteen Horsepower, vous manque, ne comptez pas sur le lumineux Fragile World pour vous le ramener. Exit, les nuits gothiques, fi&#233;vreuses et hant&#233;es. Las, The Veils ne sont m&#234;me plus un groupe : sur ce huiti&#232;me album aussi d&#233;routant que d&#233;licat, le maestro Finn s'est adjoint les services de Tom Healy (Folk Bitch Trio, The Chills, Tiny Ruins) pour enregistrer &#8211; en analogique et en direct &#8211; les dix plages sonores de Fragile (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10434-2e632.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le &lt;strong&gt;Finn Andrews&lt;/strong&gt; de &lt;i&gt;Nux Vomica&lt;/i&gt; (2006), sous hautes influences &lt;strong&gt;Nick Cave&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sixteen Horsepower&lt;/strong&gt;, vous manque, ne comptez pas sur le lumineux &lt;i&gt;Fragile World&lt;/i&gt; pour vous le ramener. Exit, les nuits gothiques, fi&#233;vreuses et hant&#233;es. Las, &lt;strong&gt;The Veils&lt;/strong&gt; ne sont m&#234;me plus un groupe : sur ce huiti&#232;me album aussi d&#233;routant que d&#233;licat, le maestro Finn s'est adjoint les services de &lt;strong&gt;Tom Healy&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Folk Bitch Trio&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;The Chills&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Tiny Ruins&lt;/strong&gt;) pour enregistrer &#8211; en analogique et en direct &#8211; les dix plages sonores de &lt;i&gt;Fragile World&lt;/i&gt;. Pas vraiment des chansons, ou alors &#224; l'&#233;tat d'&#233;bauches, des &#233;bauches qui &#8211; de canevas impr&#233;cis en structures alanguies &#8211; se cherchent, s'effritent et s'effilochent ; l'&#233;motion au d&#233;triment de la narration, l'ond&#233;e aux d&#233;pens du gimmick ; l'on attendra que quelque chose se passe, mais il ne se passe rien, et il faudra l'accepter, parce que &#231;a fait partie du deal. Oublier ce que l'on esp&#232;re des Veils, &#233;couter le disque au casque, se laisser guider. Ainsi &lt;i&gt;High Hopes&lt;/i&gt; et sa gravitas &#224; la &lt;strong&gt;The National&lt;/strong&gt; : cascade de notes de piano r&#233;verb&#233;r&#233;es, chant majestueux, lent crescendo &#8211; qui restera un lent crescendo. Comme une introduction qui n'introduit rien. Proc&#233;d&#233; hautement frustrant, que l'on retrouvera ailleurs, sur &lt;i&gt;Are You Awake Tonight ?&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Widening Dark&lt;/i&gt;, mais au-del&#224; de ces &#233;lans suspendus, il y a la production, qui se laisse appr&#233;cier pour ce qu'elle est &#8211; belle, tout simplement &#8211; et se met au service d'une soul synth&#233;tique blanche, puisant ses racines dans les eighties. La complainte Aurora &#233;voque &lt;strong&gt;Phil Collins&lt;/strong&gt; ; la ballade &lt;i&gt;Lungs&lt;/i&gt; est un plaisir coupable &#224; la &lt;strong&gt;Simple Minds&lt;/strong&gt; ; &lt;i&gt;New Day&lt;/i&gt; sonne comme du &lt;strong&gt;Daniel Lanois&lt;/strong&gt;. Des r&#233;f&#233;rences que le p&#232;re de Finn &#8211; clavi&#233;riste au sein des&lt;strong&gt; XTC &lt;/strong&gt; &#8211; d&#233;testerait, mais la pop rock ligne claire de &lt;i&gt;Little White Bird (Fragile World)&lt;/i&gt; pourrait lui plaire. Un petit c&#244;t&#233; &lt;strong&gt;Vampire Weekend&lt;/strong&gt;, peut-&#234;tre. Plus loin, une pinc&#233;e de country (le laid-back &lt;i&gt;My Foolish Heart&lt;/i&gt;), une jolie descente d'accords (&lt;i&gt;These Are The Days&lt;/i&gt;), une conclusion planante, qui sonne comme une musique d'enterrement qui c&#233;l&#233;brerait l'amour, la lumi&#232;re, la vie. Ici, rien de saillant, d'ambitieux ou de r&#233;volutionnaire : si les chansons sont &#224; peine des chansons, elles n'en restent pas moins attachantes, parce que radieuses, parce que sereines, parce qu'optimistes &#8211; un truc un peu rare, en somme, un truc fragile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.v2benelux.com" class="spip_out"&gt;V2&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mono</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Molucelle lisse, daphn&#233; odorant, fleur de satin. Chacun des huit titres du nouvel album de Mono porte le nom d'une plante ; &#224; se demander &#8211; quitte &#224; investir le champ lexical du v&#233;g&#233;tal &#8211; s'il ne s'agit pas un clin d'&#339;il &#224; l'attention de Brad Wood, aux manettes derri&#232;re Snowdrop, mais l'on se doute bien qu'il fut d&#233;licat pour les Tokyo&#239;tes de remplacer leur grand ami Steve Albini, au chevet du groupe deux d&#233;cennies durant et disparu en 2024, soit apr&#232;s avoir produit le mitig&#233; &#8211; car in&#233;gal &#8211; OATH. Dans ce (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10433-37655.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Molucelle lisse, daphn&#233; odorant, fleur de satin. Chacun des huit titres du nouvel album de &lt;strong&gt;Mono&lt;/strong&gt; porte le nom d'une plante ; &#224; se demander &#8211; quitte &#224; investir le champ lexical du v&#233;g&#233;tal &#8211; s'il ne s'agit pas un clin d'&#339;il &#224; l'attention de &lt;strong&gt;Brad Wood&lt;/strong&gt;, aux manettes derri&#232;re &lt;i&gt;Snowdrop&lt;/i&gt;, mais l'on se doute bien qu'il fut d&#233;licat pour les Tokyo&#239;tes de remplacer leur grand ami &lt;strong&gt;Steve Albini&lt;/strong&gt;, au chevet du groupe deux d&#233;cennies durant et disparu en 2024, soit apr&#232;s avoir produit le mitig&#233; &#8211; car in&#233;gal &#8211; &lt;i&gt;OATH&lt;/i&gt;. Dans ce contexte, la symbolique consolante du perce-neige fait sens, sauf qu'&#224; l'&#233;coute des compositions du treizi&#232;me opus de &lt;strong&gt;Takaakira Goto&lt;/strong&gt; et ses acolytes, plomb&#233;es par des arrangements sirupeux, l'on pense plut&#244;t &#224; du lierre. Du lierre, qui vampirise l'arbre, qui fissure le mur, qui empoisonne le corps. Et sur ce disque enveloppant, plus court et concis que son pr&#233;d&#233;cesseur, ce lierre s'appelle &lt;strong&gt;Chad McCullough&lt;/strong&gt;. Trompettiste issu du jazz, le Chicagoan s'est vu confier les orchestrations de l'album, interpr&#233;t&#233;es par un ensemble de dix musiciens et un ch&#339;ur de huit voix &#8211; trop de st&#233;r&#233;o tue la mono. C'est ainsi que l'on se retrouve avec une sorte de post-rock Disney, qui lorgne parfois vers le trip-hop (un &lt;i&gt;Statice&lt;/i&gt; tr&#232;s &lt;strong&gt;Massive Attack&lt;/strong&gt;) ou l'&#233;pique en toc &#224; la &lt;strong&gt;Coldplay&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Shion&lt;/i&gt;), agr&#233;ment&#233; d'un mood &lt;strong&gt;Craig Armstrong&lt;/strong&gt; cheap (&lt;i&gt;Farewell to Spring&lt;/i&gt;) et d'effets absolument ringards &#8211; les gr&#233;sillements de vieille platine vinyle sur &lt;i&gt;Bells of Ireland&lt;/i&gt;, en 2026, c'est encore permis ? Et puis, qui dit bells dit cloches et donc on entend sonner des cloches, le tout &#233;voquant les path&#233;tiques saillies pseudo-symphoniques de &lt;strong&gt;Billy Corgan&lt;/strong&gt; d&#232;s lors qu'il l&#226;che sa guitare &#233;lectrique. Quand l'ensemble n'est pas boursoufl&#233;, ce sont les motifs m&#233;lodiques qui peinent, tel que sur un Gerbera ruin&#233; par les violons. Alors certes, tout n'est pas &#224; jeter, et plus particuli&#232;rement l'introductif &lt;i&gt;Snowdrop&lt;/i&gt; : arp&#232;ges de guitares et de piano, cordes lancinantes, r&#233;verb&#233;ration massive, traditionnel climax, simple et beau, du Mono classique mais tr&#232;s efficace. Ailleurs, l'on retiendra &lt;i&gt;Winter Daphne&lt;/i&gt;, m&#234;me si confus et d&#233;s&#233;quilibr&#233;, les violons sucr&#233;s rongeant le mur de saturation, ou encore le final du doucereux &lt;i&gt;Hedera&lt;/i&gt;. C'est peu, trop peu, pour un groupe &#224; l'origine de chefs-d'&#339;uvre tels que &lt;i&gt;Hymn to the Immortal Wind&lt;/i&gt;. Note en vue du prochain album : faire appel &#224; Tistou les pouces verts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2060316194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://monoofjapan.bandcamp.com/album/snowdrop&quot;&gt;Snowdrop de MONO&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.temporaryresidence.com" class="spip_out"&gt;Temporary Residence Limited&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Iceage</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>En cette p&#233;riode o&#249; tout un chacun ne r&#234;ve que de rapetisser pour vivre dans son r&#233;frig&#233;rateur, quoi de mieux qu'un album des Danois de Iceage ? For Love of Grace &amp; The Hereafter est si frais que l'on croirait entendre un groupe naissant, quand bien m&#234;me le combo men&#233; par le charismatique Elias R&#248;nnenfelt exerce ses talents depuis 2008. Il y a dans l'air cette juv&#233;nilit&#233; m&#233;lodique propre aux Strokes ou &#224; Pavement, renforc&#233;e par l'adjonction r&#233;cente d'un second guitariste : &#224; nous les motifs (...)

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&lt;a href="https://adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10432-89841.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette p&#233;riode o&#249; tout un chacun ne r&#234;ve que de rapetisser pour vivre dans son r&#233;frig&#233;rateur, quoi de mieux qu'un album des Danois de &lt;strong&gt;Iceage&lt;/strong&gt; ? &lt;i&gt;For Love of Grace &amp; The Hereafter&lt;/i&gt; est si frais que l'on croirait entendre un groupe naissant, quand bien m&#234;me le combo men&#233; par le charismatique &lt;strong&gt;Elias R&#248;nnenfelt&lt;/strong&gt; exerce ses talents depuis 2008. Il y a dans l'air cette juv&#233;nilit&#233; m&#233;lodique propre aux &lt;strong&gt;Strokes&lt;/strong&gt; ou &#224; &lt;strong&gt;Pavement&lt;/strong&gt;, renforc&#233;e par l'adjonction r&#233;cente d'un second guitariste : &#224; nous les motifs entrem&#234;l&#233;s, les chass&#233;s-crois&#233;s harmoniques et autres gimmicks ent&#234;tants, mais &#233;galement les paroles caustiques, les structures d&#233;cousues et les arrangements bordelines &#8211; la fl&#251;te &#224; bec satur&#233;e sur le garage-punk &lt;i&gt;The Weak&lt;/i&gt;, WTF !!! Sixi&#232;me long format pour le quintette de Copenhague, sans compter les disques solos de leur leader &#8211; pas de quoi se perdre en route, quand l'objectif est justement de se perdre en route. S'ouvrant sur l'hymne d&#233;contract&#233; &lt;i&gt;Ember&lt;/i&gt;, so british qu'il nous rappelle le &lt;strong&gt;Pete Doherty&lt;/strong&gt; des d&#233;buts, ce nouvel opus est une collection de bombinettes gorg&#233;es d'&#233;lectricit&#233;, oscillant entre post-punk disco&#239;de (&lt;i&gt;Match Head Girl&lt;/i&gt;), cavalcade country math-rock (le western sous speed &lt;i&gt;Salve for Every Store&lt;/i&gt;) et pop grunge cracra aux refrains f&#233;d&#233;rateurs (&lt;i&gt;1835&lt;/i&gt;). Certaines r&#233;f&#233;rences, telle que le final tr&#232;s &lt;strong&gt;Pogues&lt;/strong&gt; de &lt;i&gt;Mother-of-pearl&lt;/i&gt; ou les guitares &#224; la &lt;strong&gt;Television&lt;/strong&gt; de la ballade dance-punk &lt;i&gt;Tender Blades&lt;/i&gt;, font mouche, tandis que le mini-tube &lt;i&gt;Lifetime&lt;/i&gt;, sautillant tout autant que m&#233;lancolique, emporte l'adh&#233;sion. C'est inventif, c'est rel&#226;ch&#233;, c'est organique ; &#231;a grince, &#231;a pique, &#231;a pince ; &#231;a d&#233;borde de partout &#8211; l'&#226;ge de glace en plein &#233;t&#233;, on adore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2920166585/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://iceage.bandcamp.com/album/for-love-of-grace-the-hereafter&quot;&gt;For Love of Grace &amp; the Hereafter de Iceage&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://mexicansummer.com/" class="spip_out"&gt;Mexican Summer&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Reed Conservation Society</title>
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		<description>Etrange comme certains disques semblent contenir leur propre m&#233;t&#233;o. Sing a Song that Never Ends avance sous un soleil de fin de journ&#233;e, quand la chaleur s'accroche encore aux fa&#231;ades mais que l'on sent d&#233;j&#224; la fra&#238;cheur approcher. Un disque pour cet instant suspendu o&#249; l'&#233;t&#233; h&#233;site entre la lumi&#232;re et son souvenir. Depuis ses d&#233;buts, The Reed Conservation Society cultive un art de la d&#233;licatesse qui pourrait facilement passer pour de la modestie. Ce serait une erreur. Derri&#232;re l'&#233;l&#233;gance apparente des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10431-68250.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Etrange comme certains disques semblent contenir leur propre m&#233;t&#233;o. &lt;i&gt;Sing a Song that Never Ends&lt;/i&gt; avance sous un soleil de fin de journ&#233;e, quand la chaleur s'accroche encore aux fa&#231;ades mais que l'on sent d&#233;j&#224; la fra&#238;cheur approcher. Un disque pour cet instant suspendu o&#249; l'&#233;t&#233; h&#233;site entre la lumi&#232;re et son souvenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis ses d&#233;buts, &lt;strong&gt;The Reed Conservation Society&lt;/strong&gt; cultive un art de la d&#233;licatesse qui pourrait facilement passer pour de la modestie. Ce serait une erreur. Derri&#232;re l'&#233;l&#233;gance apparente des chansons se cache un travail d'orf&#232;vre, une science du d&#233;tail qui ne cherche jamais &#224; attirer l'attention sur elle-m&#234;me. Ici, les cuivres ne triomphent pas, ils soulignent. Les cordes n'envahissent pas l'espace, elles l'&#233;clairent. Chaque arrangement semble avoir trouv&#233; naturellement sa place, comme si la chanson l'avait toujours attendu.
Ce qui frappe d'abord, c'est la lumi&#232;re. Elle traverse tout l'album. Cette lumi&#232;re douce, jamais &#233;crasante, traverse tout l'album. Elle rappelle parfois les paysages int&#233;rieurs de &lt;strong&gt;The Apartments&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;I Keep the Thorns Right in My Chest&lt;/i&gt;), parfois certaines &#233;chapp&#233;es am&#233;ricaines o&#249; la m&#233;lancolie se laisse r&#233;chauffer par le soleil couchant (&lt;i&gt;Sainte Marine&lt;/i&gt;). Les morceaux avancent ainsi, entre ciel et terre, sans jamais choisir d&#233;finitivement leur camp.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; force d'&#233;couter le disque, les r&#233;f&#233;rences apparaissent puis s'effacent. On croit apercevoir la sophistication narrative de &lt;strong&gt;Divine Comedy&lt;/strong&gt; au d&#233;tour d'un refrain (&lt;i&gt;Bucky Jay&lt;/i&gt;), l'ombre bienveillante de &lt;i&gt;Sufjan Stevens&lt;/i&gt; dans une r&#234;verie aquatique (&lt;i&gt;If I Could Change Myself into Water&lt;/i&gt;) ou au milieu d'arrangements d'une beaut&#233; saisissante (&lt;i&gt;Whistle in the Tree&lt;/i&gt;). Mais ces rep&#232;res ne servent finalement qu'&#224; mesurer le chemin parcouru par le groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car &lt;i&gt;Sing a Song that Never Ends &lt;/i&gt; poss&#232;de surtout une qualit&#233; devenue rare : la gr&#226;ce. Cette capacit&#233; &#224; faire d&#233;coller une chanson sans effet spectaculaire. &#192; ouvrir des perspectives immenses &#224; partir de presque rien. Certaines m&#233;lodies semblent prendre leur &#233;lan avec la prudence d'un oiseau cherchant les courants ascendants (&lt;i&gt;Sainte Marine&lt;/i&gt;), d'autres s'installent avec une &#233;vidence d&#233;sarmante avant de r&#233;v&#233;ler peu &#224; peu leurs richesses cach&#233;es (&lt;i&gt;The Kruize&lt;/i&gt;).
M&#234;me lorsque les chansons abordent les d&#233;ceptions amoureuses, les occasions manqu&#233;es ou les fant&#244;mes laiss&#233;s derri&#232;re soi (&lt;i&gt;I Wish You Were Much More Than an Affair&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;All The Stars Fall Asleep&lt;/i&gt;), le disque refuse obstin&#233;ment le d&#233;sespoir. Il y a toujours une ouverture quelque part, une fen&#234;tre entrouverte, un rayon de soleil persistant (&lt;i&gt;Elvis Has Left the Building&lt;/i&gt;). L&#224; o&#249; d'autres choisiraient le noir, The Reed Conservation Society pr&#233;f&#232;re les nuances du cr&#233;puscule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette douceur n'exclut pourtant jamais l'ambition. Certaines compositions atteignent une ampleur remarquable, &#233;voquant tour &#224; tour la majest&#233; discr&#232;te de &lt;strong&gt;Will Oldham&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Whistle in the Tree&lt;/i&gt;), les paysages poussi&#233;reux de &lt;strong&gt;Calexico&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Modesty of Heart&lt;/i&gt;) ou une &#233;l&#233;gance cr&#233;pusculaire qui semblerait faire se rencontrer les &lt;strong&gt;Tindersticks&lt;/strong&gt; et une fantaisie plus aventureuse (&lt;i&gt;Goldfish&lt;/i&gt;). Mais l&#224; encore, ces comparaisons disent moins les chansons qu'elles ne r&#233;v&#232;lent leur capacit&#233; &#224; convoquer tout un imaginaire sans jamais s'y enfermer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus beau reste sans doute cette impression de mouvement permanent. Comme si l'album tout entier cherchait &#224; prolonger quelque chose : une saison, une histoire d'amour, une conversation commenc&#233;e trop tard dans la nuit. Les chansons apparaissent alors comme des refuges temporaires, des endroits o&#249; s'attarder un moment avant de reprendre la route.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fond, le soleil est partout sur ce disque. Pas comme un symbole &#233;clatant mais comme une pr&#233;sence discr&#232;te et r&#233;currente. Une mani&#232;re de r&#233;chauffer les souvenirs sans les br&#251;ler. Une mani&#232;re aussi de rappeler que la m&#233;lancolie n'est pas forc&#233;ment l'envers de la joie mais parfois sa plus fid&#232;le compagne.
Et lorsque les derni&#232;res notes s'&#233;loignent, il reste pr&#233;cis&#233;ment cela, une chaleur persistante, un &#233;clat qui refuse de dispara&#238;tre compl&#232;tement. Comme ces soirs d'&#233;t&#233; dont on sait qu'ils finiront bient&#244;t, mais auxquels on demande malgr&#233; tout quelques minutes suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2551271873/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://thereedconservationsociety.bandcamp.com/album/sing-a-song-that-never-ends&quot;&gt;Sing a Song That Never Ends de The Reed Conservation Society&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://hotpumarecords.com/fr" class="spip_out"&gt;Hot Puma Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ed O'Brien</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Trompe l'&#339;il. Sous un enrobage m&#233;lancolique &#8211; storytelling centr&#233; sur la d&#233;pression de son auteur, visuel spleeno-tortur&#233; &#233;voquant Harvey Dent, longue et lente et belle ouverture, lysergique &#8211;, Blue Morpho est malheureusement bien moins profond qu'il n'y para&#238;t. Guitariste &#233;m&#233;rite et sous-estim&#233; des Radiohead, son comparse Jonny Greenwood attirant &#224; lui toute la lumi&#232;re, le discret Ed O'Brien se fend &#8211; six ans apr&#232;s un Earth positivement accueilli par la critique &#8211; d'un nouvel album qui ne manquera pas (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10430-bb2ba.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trompe l'&#339;il. Sous un enrobage m&#233;lancolique &#8211; storytelling centr&#233; sur la d&#233;pression de son auteur, visuel spleeno-tortur&#233; &#233;voquant &lt;strong&gt;Harvey Dent&lt;/strong&gt;, longue et lente et belle ouverture, lysergique &#8211;, &lt;i&gt;Blue Morpho&lt;/i&gt; est malheureusement bien moins profond qu'il n'y para&#238;t. Guitariste &#233;m&#233;rite et sous-estim&#233; des &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt;, son comparse &lt;strong&gt;Jonny Greenwood&lt;/strong&gt; attirant &#224; lui toute la lumi&#232;re, le discret &lt;strong&gt;Ed O'Brien&lt;/strong&gt; se fend &#8211; six ans apr&#232;s un &lt;i&gt;Earth&lt;/i&gt; positivement accueilli par la critique &#8211; d'un nouvel album qui ne manquera pas d'enrichir l'impressionnante discographie bis des membres du combo d'Oxford. On refuse de le voir, parce qu'on les trouve classieux, mais les Radiohead, ce sont des hippies. Des hippies sophistiqu&#233;s, certes, mais des hippies quand m&#234;me, qui adorent laisser leurs humeurs-visions d&#233;river dans la musique jusqu'&#224; en perdre le fil, tout en s'amusant avec du mat&#233;riel de pointe. La version 2.0 d'&lt;strong&gt;Emerson, Lake et Palmer&lt;/strong&gt;, ou &lt;strong&gt;Bill Gates&lt;/strong&gt; dans le corps de &lt;strong&gt;Syd Barrett&lt;/strong&gt;. Pas pour rien que les sept compositions de &lt;i&gt;Blue Morpho&lt;/i&gt; furent non pas enregistr&#233;es sur la traditionnelle fr&#233;quence de 440 herz, mais en 432 herz, une fr&#233;quence plus douce, cal&#233;e sur on ne sait quoi (Ga&#239;a ? Les vibrations cosmiques ? Les pens&#233;es de &lt;strong&gt;Sylvain Durif&lt;/strong&gt; ?) et qui favoriserait le bien-&#234;tre de l'auditeur. Franchement, &#231;a change tout, non ? Je veux dire, la plupart des gens vont &#233;couter ce disque, d'une oreille qui plus est distraite, sur du mat&#233;riel de merde&#8230; Par contre, ce qui est r&#233;ellement doux, c'est le chant d'Ed O'Brien, tr&#232;s fort pour empiler les ch&#339;urs planants. Pas pour rien qu'au sein de Radiohead, il est le parfait contrepoint vocal de &lt;strong&gt;Thom Yorke&lt;/strong&gt;. Si &lt;i&gt;Blue Morpho&lt;/i&gt; est un disque en trompe-l'&#339;il, c'est parce qu'il s'ouvre sur le lancinant &lt;i&gt;Incantations&lt;/i&gt;, aussi dense que d&#233;licat &#8211; l'on y retrouve le genre de suite d'accords ch&#232;re &#224; Radiohead, mais &#233;galement ce go&#251;t du crescendo par la superposition de motifs r&#233;p&#233;titifs : arp&#232;ges de guitare tournoyants, percussions insecto&#239;des, qui tricotent et picotent, vocalises &#8211; dont celles d'&lt;strong&gt;Eska&lt;/strong&gt; &#8211; fondues dans la r&#233;verb&#233;ration ; l'on pense &#224; &lt;strong&gt;Tim Drake&lt;/strong&gt; (le chant feutr&#233;), l'on pense au &lt;strong&gt;Tim Buckley&lt;/strong&gt; de &lt;i&gt;Happy Sad&lt;/i&gt; (le foisonnement instrumental), l'on se dit que l'on tient un joli disque. S'ensuivent le (trop) grandiloquent &lt;i&gt;Blue Morpho&lt;/i&gt;, qui se r&#234;ve com&#233;die dramatique tourn&#233;e en 35 mm, puis la ritournelle &lt;i&gt;Sweet Spot&lt;/i&gt;, aux effluves &lt;i&gt;Ok Computer&lt;/i&gt;, convaincante mais plomb&#233;e par les cordes, dont les arrangements sont confi&#233;s &#224; &lt;strong&gt;T&#245;nu K&#245;rvits&lt;/strong&gt; &#8211; l'Estonien aura la main lourde, c'est une indigestion de violons, qui paraissent synth&#233;tiques tant ils sonnent scintillants. Une mani&#232;re de dire que les chiens sont l&#226;ch&#233;s, et ils sont azimut&#233;s. &lt;i&gt;Teachers&lt;/i&gt; s'inspire d'un trip aux champignons, v&#233;cu dans le parc national de Dartmoor : un v&#233;ritable capharna&#252;m, qui voit &lt;strong&gt;Jamiroquai&lt;/strong&gt; pass&#233; au tamis des &lt;strong&gt;Stereo MC's&lt;/strong&gt;, le tout saupoudr&#233; de jazz lounge, de prog, de funk et de blaxploitation. Franchement roboratif, et m&#234;me pas fun. Il faudra deux bouche-trous absolus (&lt;i&gt;Solfeggio&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Thin Places&lt;/i&gt; &#8211; le n&#233;ant) pour nous mener au conclusif &lt;i&gt;Obrigado&lt;/i&gt;, interminable bouillie exotica-trip-hop concoct&#233;e en l'honneur des ann&#233;es qu'Ed et sa famille pass&#232;rent au Br&#233;sil &#8211; patrie du morpho bleu, le (tr&#232;s beau) papillon qui donne son nom au disque. &lt;i&gt;Blue Morpho&lt;/i&gt; aurait pu ne pas &#234;tre d&#233;cevant, puisque l'on n'en attendait rien, mais &#224; l'aune d'un premier tiers prometteur, l'ensemble eut gagn&#233; &#224; ne pas s'&#233;parpiller en chemin. Dommage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=589706175/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://edobrien.bandcamp.com/album/blue-morpho&quot;&gt;Blue Morpho de Ed O&amp;#39;Brien&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://transgressiverecords.com" class="spip_out"&gt;Transgressive&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Guided By Voices</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Robert, c'est le cousin excentrique qu'enfant l'on admirait : irr&#233;v&#233;rencieux, perspicace, souvent farfelu, il avait ce petit truc cool qui le rendait sp&#233;cial, une sorte de rel&#226;chement dans l'effort, un go&#251;t prononc&#233; pour l'aquoibonisme, une tr&#232;s aga&#231;ante facilit&#233; &#224; se faire aimer ou pardonner. On se disait qu'avec un tel flow, forc&#233;ment, le monde allait craquer. Dans le cas des Guided By Voices, form&#233;s en 1983 &#224; Dayton par Robert Pollard, &#231;a a failli marcher &#8211; port&#233; par le circuit des radios universitaires (...)

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&lt;a href="https://adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10424-f93fc.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Robert, c'est le cousin excentrique qu'enfant l'on admirait : irr&#233;v&#233;rencieux, perspicace, souvent farfelu, il avait ce petit truc cool qui le rendait sp&#233;cial, une sorte de rel&#226;chement dans l'effort, un go&#251;t prononc&#233; pour l'aquoibonisme, une tr&#232;s aga&#231;ante facilit&#233; &#224; se faire aimer ou pardonner. On se disait qu'avec un tel flow, forc&#233;ment, le monde allait craquer. Dans le cas des &lt;strong&gt;Guided By Voices&lt;/strong&gt;, form&#233;s en 1983 &#224; Dayton par &lt;strong&gt;Robert Pollard&lt;/strong&gt;, &#231;a a failli marcher &#8211; port&#233; par le circuit des radios universitaires am&#233;ricaines, le groupe passera de &lt;strong&gt;Matador&lt;/strong&gt; &#224; &lt;strong&gt;Capitol Records&lt;/strong&gt;. Malheureusement, m&#234;me si Robert et ses comparses placent la chanson &lt;i&gt;Teenage FBI&lt;/i&gt; dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Buffy the Vampire Slayer&lt;/i&gt;, ils atteignent leur plafond de verre et, &#224; l'instar des &lt;strong&gt;Ween&lt;/strong&gt; et autres &lt;strong&gt;Beat Happening&lt;/strong&gt;, devenus cultes &#224; force d'exister, ils vont &#8211; dans une indiff&#233;rence polie &#8211; encha&#238;ner les s&#233;parations, les reformations mais surtout, les disques. Vingt-deux en solo pour Robert, quarante-quatre pour les Guided By Voices, dont un &lt;i&gt;Bee Thousand &lt;/i&gt; que&lt;strong&gt; Pitchfork&lt;/strong&gt; consid&#232;re comme faisant partie des meilleurs albums des nineties. Rien que &#231;a. L'ann&#233;e derni&#232;re ? Pas moins de deux opus, &lt;i&gt;Universe Room&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Thick Rich and Delicious&lt;/i&gt;, minutieusement &#233;voqu&#233; en ces pages. Une telle profusion, quand bien m&#234;me tout est d&#233;j&#224; jou&#233; &#8211; ni gloire ni argent, c'est trop tard &#8211; traduit un profond attachement &#224; la musique. Robert Pollard n'est jamais devenu ministre de la pop, mais il a &#233;crit des milliers de chansons, dont les douze de ce &lt;i&gt;Crawlspace of the Pantheon&lt;/i&gt;, qui chasse sur les terres du &lt;i&gt;R.E.M.&lt;/i&gt; des d&#233;buts : ballades &#233;lectrifi&#233;es, arp&#232;ges de guitare, scansion peu soucieuse du tempo, le tout enrob&#233; de saturation lo-fi, on se croirait dans &lt;i&gt;Dazed and Confused&lt;/i&gt;. De la grunge pop &lt;i&gt;Lost in the Sun&lt;/i&gt; &#224; la kraut-garage &lt;i&gt;When You're My Clown (Nothing Happens)&lt;/i&gt;, c'est &#8211; en biais &#8211; une micro-histoire du rock qui se dessine. Enrobage grunge pour &lt;i&gt;No Shoe Fits (Floating Babies)&lt;/i&gt;, infusion de british blues sur &lt;i&gt;Arthur Square&lt;/i&gt;, zeste de metal (&lt;i&gt;Dagon's Plunger&lt;/i&gt;), quelques solos de guitare (&lt;i&gt;One Last Blow&lt;/i&gt;), de l'&#233;nergie, des cuivres et des harmonies vocales solaires, dans l'absolu, il y a de quoi &#234;tre s&#233;duit. Sauf que &lt;i&gt;Crawlspace of the Pantheon&lt;/i&gt; p&#226;tit d'une production brouillonne, alourdie par la pr&#233;sence constante de saturation, et de compositions parfois poussives &#8211; l'ensemble reste honorable, mais sans coup d'&#233;clat, &#231;a ronronne. On prendra donc &lt;i&gt;Crawlspace of the Pantheon&lt;/i&gt; pour ce qu'il est, c'est-&#224;-dire l'aimable carte postale que nous adresse annuellement, et sans y penser vraiment, notre ancien cousin pr&#233;f&#233;r&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1663026096/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://guidedbyvoices.bandcamp.com/album/crawlspace-of-the-pantheon&quot;&gt;Crawlspace of the Pantheon de Guided By Voices&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.guidedbyvoices.com" class="spip_out"&gt;GBV Inc.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Boris Maurussane</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Pop de taxidermiste. Voil&#224; comment (dans ma t&#234;te) je qualifie les illumin&#233;s qui, des d&#233;cennies apr&#232;s que les sommets du genre furent atteints, s'engagent &#8211; &#224; la suite des Beatles, des Kinks, des Beach Boys, des Zombies et autres Left Banke &#8211; sur l'avenue de la Grande Harmonie Symphonicopsych&#233;d&#233;lique. En France, ils sont quelques-uns &#224; briller dans ces registres pourtant &#233;prouv&#233;s. L'on pense &#224; il signore Olivier Rocabois, &#224; Mehdi Zannad, &#224; Christophe Vaillant, mais &#233;galement &#224; Boris Maurussane, crois&#233; au (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10429-06da4.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pop de taxidermiste. Voil&#224; comment (dans ma t&#234;te) je qualifie les illumin&#233;s qui, des d&#233;cennies apr&#232;s que les sommets du genre furent atteints, s'engagent &#8211; &#224; la suite des &lt;strong&gt;Beatles&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Kinks&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Beach Boys&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Zombies&lt;/strong&gt; et autres &lt;strong&gt;Left Banke&lt;/strong&gt; &#8211; sur l'avenue de la Grande Harmonie Symphonicopsych&#233;d&#233;lique. En France, ils sont quelques-uns &#224; briller dans ces registres pourtant &#233;prouv&#233;s. L'on pense &#224; il signore &lt;strong&gt;Olivier Rocabois&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;Mehdi Zannad&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;Christophe Vaillant&lt;/strong&gt;, mais &#233;galement &#224; &lt;strong&gt;Boris Maurussane&lt;/strong&gt;, crois&#233; au sein de formations telles que &lt;strong&gt;Domotic&lt;/strong&gt;, A&lt;strong&gt;thanase Granson&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Serieyx&lt;/strong&gt;. Autrefois facteur, le Parisien voue une affection sans failles &#224; &lt;strong&gt;Robert Wyatt&lt;/strong&gt; &#8211; pas pour rien que dans son chant l'on retrouve l'attachante fragilit&#233; qui caract&#233;risait le leader de &lt;strong&gt;Soft Machine&lt;/strong&gt; &#8211;, tout en s'ouvrant au jazz et &#224; la musique populaire br&#233;silienne. &#192; l'&#233;coute du solaire &lt;i&gt;Tears of English Town&lt;/i&gt;, assez peu anglais, encore moins pluvieux, ces influences sont &#233;videntes et, surtout, parfaitement compatibles &#8211; voil&#224; la grande force de l'easy listening que de nous aider, au travers d'arrangements orf&#233;vr&#233;s et d'ornementations extravagantes, &#224; voyager-planer. Il faut dire que Boris Maurussane a mis les petits plats dans les grands, s'entourant des pianistes &lt;strong&gt;Sandrine Marchetti&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jan Stumke&lt;/strong&gt;, du bassiste &lt;strong&gt;Antoine Brunet&lt;/strong&gt; et du batteur &lt;strong&gt;Jean Thevenin&lt;/strong&gt;, mais &#233;galement d'une section de cuivres et d'un quintette &#224; cordes. Nous voil&#224; envelopp&#233;s dans une soie sonore &#224; base de hautbois, de basson, de fl&#251;te traversi&#232;re, de trombone, de clarinette, de harpe, de vibraphonette, de quoi agr&#233;menter les quatorze morceaux du successeur de &lt;i&gt;Social Kaleidoscope&lt;/i&gt;, qu'en 2022 nous qualifions de plaisir esth&#233;tique tr&#232;s vif. Quatre ans plus tard, nous baignons dans un jacuzzi psych-prog-pop. &#192; nous les chansons aux structures alambiqu&#233;es, &#224; nous les interm&#232;des cin&#233;matographiques, &#224; nous les cordes liquoreuses, les harmonies vocales pr&#233;cieuses, les accords de septi&#232;me diminu&#233;e. La virtuosit&#233; lettr&#233;e de Boris Maurassane l'entra&#238;ne parfois dans des compositions un peu trop longues pour leur propre bien, mais c'est le pendant de son go&#251;t prononc&#233; pour l'exp&#233;rimentation, ce dont on ne saurait le bl&#226;mer. Le Parisien n'est ainsi en rien taxidermiste &#8211; follement hybride, sa musique respire, se meut, s'&#233;chappe. Elle vit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="http://hotpumarecords.com/fr" class="spip_out"&gt;WW2W, Hot Puma Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alice Lewis</title>
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		<description>&#192; l'heure o&#249; tant de disques semblent vouloir tout dire, tout expliquer, tout commenter, In the Zone choisit une voie plus rare : celle de la suggestion. Alice Lewis y travaille le son comme une mati&#232;re mouvante, modelant des espaces travers&#233;s de brouillards, de courants marins et d'&#233;clats de lumi&#232;re. Un album qui se d&#233;couvre moins comme une collection de chansons que comme une succession d'&#233;tats atmosph&#233;riques. D&#232;s Je sors de la nuit, Alice Lewis ouvre une br&#232;che. Une lande recouverte de brume se (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10428-3861e.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; tant de disques semblent vouloir tout dire, tout expliquer, tout commenter, &lt;i&gt;In the Zone&lt;/i&gt; choisit une voie plus rare : celle de la suggestion. &lt;strong&gt;Alice Lewis&lt;/strong&gt; y travaille le son comme une mati&#232;re mouvante, modelant des espaces travers&#233;s de brouillards, de courants marins et d'&#233;clats de lumi&#232;re. Un album qui se d&#233;couvre moins comme une collection de chansons que comme une succession d'&#233;tats atmosph&#233;riques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s &lt;i&gt;Je sors de la nuit&lt;/i&gt;, Alice Lewis ouvre une br&#232;che. Une lande recouverte de brume se dessine quelque part entre Bretagne mythologique et Atlantide intime. Des silhouettes de pythies ou de sir&#232;nes diaphanes apparaissent puis disparaissent dans les nappes &#233;lectroniques. On croit entendre une invocation venue d'un autre &#226;ge, port&#233;e par un souffle qui refuse obstin&#233;ment de choisir entre l'ombre et la lumi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette sensation de d&#233;placement permanent irrigue tout le disque. &lt;i&gt;Quand j'allais dans les champs&lt;/i&gt; pourrait ainsi s'&#233;chapper d'une bande originale que &lt;strong&gt;Vladimir Cosma&lt;/strong&gt; n'aurait jamais compos&#233;e : un western pastoral transplant&#233; dans une mystique carolingienne, o&#249; les fant&#244;mes reviendraient hanter les moissons. La m&#233;lodie siffl&#233;e agit comme un fil d'Ariane dans un paysage qui se d&#233;robe sans cesse sous nos pieds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis vient le morceau-titre. &lt;i&gt;In the Zone&lt;/i&gt; est sans doute le c&#339;ur battant de l'album. Un titre qui nous &#233;cart&#232;le d&#233;licatement dans toutes les directions. Sa douceur est presque perverse tant elle dissimule une force d'attraction irr&#233;sistible. On pense &#224; un &lt;strong&gt;Paul Simon&lt;/strong&gt; qui aurait enregistr&#233; &lt;i&gt;Graceland&lt;/i&gt; au fond d'un fjord norv&#233;gien, entour&#233; d'eau noire et de lumi&#232;re blanche. Rarement une musique aura sembl&#233; &#224; ce point suspendue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'eau, justement, traverse l'album comme une pr&#233;sence obsessionnelle. &lt;i&gt;By the Sea&lt;/i&gt; regarde l'horizon avec l'air absent d'un &lt;strong&gt;Michel Houellebecq&lt;/strong&gt; attendant la prochaine soucoupe volante &#224; destination d'un Lanzarote martien. Derri&#232;re sa qui&#233;tude apparente, le morceau laisse affleurer une &#233;tranget&#233; sourde, un sentiment de d&#233;calage cosmique qui n'est jamais tr&#232;s loin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Rideau de pluie&lt;/i&gt; pousse encore plus loin cette logique atmosph&#233;rique. Peu de musiciens savent aujourd'hui traduire un paysage en musique sans tomber dans l'illustration. Alice Lewis y parvient avec une &#233;conomie de moyens remarquable. La pluie n'est pas repr&#233;sent&#233;e : elle devient la structure m&#234;me du morceau.
Au milieu de ces paysages flottants surgit &lt;i&gt;Frustration&lt;/i&gt;, morceau plus ambigu qu'il n'y para&#238;t. Quelque part entre&lt;strong&gt; Air&lt;/strong&gt; et une &#233;lectronique organique qui refuse le confort de la carte postale, le titre avance par rebonds successifs. Charmant, puis inqui&#233;tant. Accueillant, puis venimeux. Comme si un poison discret circulait dans ses harmonies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il y a &lt;i&gt;Soleil si lourd&lt;/i&gt;. L'&#233;couter en cette fin juin o&#249; l'Europe ressemble parfois &#224; un gratin de macaronis oubli&#233; dans un four &#224; 220 degr&#233;s produit un effet paradoxalement rafra&#238;chissant. Derri&#232;re son titre &#233;crasant, le morceau ouvre des courants d'air inattendus. Tout y est mouvement, respiration, circulation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Waiting for Water&lt;/i&gt;, l'album semble enfin r&#233;v&#233;ler son secret. Comme chez &lt;strong&gt;Fran&#231;ois and the Atlas Mountains&lt;/strong&gt;, l'eau appara&#238;t ici moins comme un &#233;l&#233;ment que comme une id&#233;e : celle d'un cycle, d'une fragilit&#233;, d'une disparition annonc&#233;e. Dans ces paysages travers&#233;s de rivi&#232;res invisibles affleure une conscience &#233;cologique jamais d&#233;monstrative. Comme un rappel discret de notre propre pr&#233;carit&#233; si &lt;i&gt;A Glitch in the Cordillera&lt;/i&gt; venait un jour &#224; se confirmer.
Reste &lt;i&gt;Sunrise&lt;/i&gt;, conclusion lumineuse ou &#233;l&#233;gie terminale, selon l'humeur avec laquelle on l'aborde. Les textures &#233;lectroniques y dialoguent avec des cordes num&#233;riques qui ressemblent aux derniers liens maintenant encore le monde &#224; flot. L'espoir n'y est jamais triomphant ; il demeure fragile, vacillant, profond&#233;ment humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Album de renaissance sans jamais verser dans le r&#233;cit th&#233;rapeutique, &lt;i&gt;In the Zone&lt;/i&gt; impressionne surtout par sa capacit&#233; &#224; faire na&#238;tre des images. Alice Lewis y compose comme d'autres peignent ou sculptent : par strates, par mati&#232;res, par transparences. &#192; rebours des algorithmes de l'&#233;poque, ce disque demande du temps, de l'attention, une forme d'abandon. La r&#233;compense est &#224; la hauteur : quarante minutes pass&#233;es dans un ailleurs dont on ressort l&#233;g&#232;rement d&#233;plac&#233;, comme apr&#232;s un r&#234;ve dont subsistent encore quelques &#233;clats au r&#233;veil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3460330876/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://yukfurec.bandcamp.com/album/in-the-zone&quot;&gt;In the zone de Alice Lewis&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.yuk-fu.com" class="spip_out"&gt;Yuk-F&#252;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>(Encore) Autre Chose</title>
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		<dc:date>2026-06-24T13:21:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrice Lecot</dc:creator>



		<description>D&#233;j&#224; le dernier num&#233;ro d'Encore Autre Chose de la saison 2005-2026 ! Vivement la rentr&#233;e ! L'&#233;mission est &#224; &#233;couter ici : Playlist : Syd Matters &#8220;Many years in the making&#8221; Syd Matters &#8220;Nuclear&#8221; Mona Kazu &#8220;Policy of truth&#8221; laudanum &#8220;Waiting for the night&#8221; Olivier Costes &#8220;Crush-Patte (feat. Valli)&#8221; Julie B. Bonnie &#8220;Viens s'il te pla&#238;t&#8221; Bertrand Betsch &#8220;Les amoureux&#8221; La Maison Tellier &#8220;Damocl&#232;s&#8221; Dear Pola &#8220;Cradle&#8221; Arianna Monteverdi &#8220;Hold your horses&#8221; Blumi &#8220;Jaguar&#8221; Asara &#8220;Thank you, thank you&#8221; (...)

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&lt;a href="https://adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10426-389a8.png' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; le dernier num&#233;ro d'Encore Autre Chose de la saison 2005-2026 !
Vivement la rentr&#233;e !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;mission est &#224; &#233;couter ici :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;100%&quot; height=&quot;100px&quot; scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;no&quot; src=&quot;https://www.studiozef.fr/emissions/encore-autre-chose/encore-autre-chose-ep-180&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Playlist :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Syd Matters &#8220;Many years in the making&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Syd Matters &#8220;Nuclear&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mona Kazu &#8220;Policy of truth&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;laudanum &#8220;Waiting for the night&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Costes &#8220;Crush-Patte (feat. Valli)&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Julie B. Bonnie &#8220;Viens s'il te pla&#238;t&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bertrand Betsch &#8220;Les amoureux&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Maison Tellier &#8220;Damocl&#232;s&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dear Pola &#8220;Cradle&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arianna Monteverdi &#8220;Hold your horses&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blumi &#8220;Jaguar&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asara &#8220;Thank you, thank you&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Generationals &#8220;Trust&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Los Campesinos &#8220;You ! Me : Dancing !&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;n&#233;rique : Iologic&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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