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Bartok, c’est le patronyme artistique du multi-instrumentiste Marco Bartoccioni, mais également le nom de son quatrième album, qui sonne pour l’Italien comme un retour aux sources. Plus échevelé et brut de décoffrage que son prédécesseur (Play The Joker, 2023), ce nouvel opus s’appuie sur une colonne vertébrale garage blues pour mieux se ramifier vers la soul et le rock sudiste, lorgnant même parfois vers le Los Angeles des eighties, à l’instar de Politicians Puppets ou de l’épique He Comes To Me, featuring Sarah Jane Olog, qui nous ramène vers Mötley Crüe et les riches heures du Sunset Strip. Accompagné par le batteur Piero Pierantozzi, Marco sait se montrer romantique – usant de sa voix rauque sur le slow Love is Gone, teinté de gospel et d’électronique – ou émouvant, la complainte semi-acoustique Burn In Your Soul, qui lentement évolue vers un final dantesque – évoquant la maladie de son père. Mais son truc, c’est la boue. La boue du bayou, comme sur le groovy Wild Dogs, qui nous fait penser aux ZZ Top, la boue de l’âme, celle du blues, des histoires qui finissent mal, les beats secs comme un coup de trique et néanmoins félins, les riffs âpres, saignants, les mélodies rugueuses, arides, cognées par le soleil, c’est dans ce registre que Marco Bartoccioni et sa fidèle lap steel font des merveilles, rejoints par le guitariste Roberto Luti sur Lies and Lies et Christina Grisolia sur I’ve Got No Money. Back to roots.




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