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Il paraît que la fleur d’oranger symbolise l’innocence et la pureté. Un peu trop gnan-gnan pour Grife, duo orléanais fondé en 2022 par Diane Borderieux et Victoria James Geiseler, dont le premier opus aromatisera un début d’année quelque peu fade. Une basse, une batterie, deux voix, difficile de faire plus économe, mais l’inventivité, mais la musicalité, mais le goût du danger. Au programme, esprit arty-punky, revêche et acidulé, espièglerie digne d’une Angèle, ou d’une Léopoldine Hummel, minimalisme lettré rappelant les Young Marble Giants, le tout saupoudré de textes émouvants, drôles cinglants, voire les trois à la fois. Et surtout, d’impeccables harmonies vocales. Diane et Victoria chantent divinement bien, c’est aventureux, souple et néanmoins précis, et puis toutes ces petites notes en fin de mots, qui retombent, ou ces vibratos légers, et la prononciation des a et des o, légèrement nonchalante, un régal. En treize titres qui passent très vite, se jouant des moods et des modes, Grife alterne éruptions punkoïdes (TGGC), comptines entêtantes (Sœur d’Oranger) et ritournelles atmosphériques (Le Loup), un pied en Californie (Fake It), l’autre en Islande (reprise du The Anchor Song de Björk), s’amusant avec l’autotune (Petite Pâte) ou l’allemand (Schliebedich), jamais là où on ne les attend. Franchement vivifiant.




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