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La presse rock et folk hexagonale compare volontiers la musique de Marc Verwaerde à celle de groupes comme Wilco et même de Lennon (John). Est-ce la voix de Marc ? Son jeu de guitare ? Ses arrangements ? Un peu de tout ça, oui. Mais il faut d’abord lui rendre ce qui lui appartient en propre : une inspiration et un lyrisme qui font honneur à ce Français dont le pseudonyme lui aura peut-être été soufflé par une admiration non feinte pour une certaine pop-folk américaine. 

En effet, il y a aussi - et surtout - du Bon Iver sur Try and Succed, l’album de 5 Horses sorti cet hiver (« bon hiver », vous suivez ?), justement. Et c’est tout un arbre généalogique folk qui surgit : Palace Brothers (la patte « hipster » en moins), Arlo Guthrie (en moins fantaisiste) et Luke Haines (The Auteurs) sur certains titres. Les voici comme suspendus entre deux écoles (celle de l’indie-folk, donc, et celle de la brit-pop) comme sur ce titre « Love’s everywhere ». Il coupe nettement Try and Succed en deux parties distinctes (ce n’est pas anodin qu’un « Interlude » apparaisse alors sur l’album). 

À partir de Love’s Everywhere, 5 Horses annonce la couleur et illumine cette fin d’album de trois somptueuses ballades. La conclusion s’ouvre sur une mélodie interrogative « If You’re Not Here Anymore » : oui… Si tu n’étais plus là… Et si cet album s’arrêtait là-dessus ? Et si la musique s’arrêtait tout court ? Eh bien, on remettrait la première piste et tout recommencerait. Try and Succeed ou comment réaliser ses rêves en les étendant comme du linge dans le vent. 




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