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Remarqués sur le volume 64 de nos vénérables compilations, avec la scintillante et néanmoins mélancolique ballade planante Without This Body, à la croisée des chemins entre M83 et Tears For Fears, les Suédois de The Mary Onettes effectuent leur grand retour, plus de dix ans après le remarqué Portico. S’ouvrant sur le shoegaze WDWHL, le cinquième album du quatuor de Jönköping, toujours mené par les frères Ekström, est une redoutable machine à remonter le temps : direction les eighties et la scène C86, à l’instar d’un Hurricane Heart rappelant House Of Love tout autant que les Cure période pop, pour une fournée de mélopées romantiques comme on n’en fait plus – le lancinant midtempo Honest Moon évoquera Phil Collins (non, ce n’est pas une injure, le bon vieux Philip savait écrire des bluettes à même de vous coller un spleen de tous les diables), tandis que le jangly Eyes Open, porté par le chant de Maja Milner (Makthaverskan), s’avère particulièrement addictif. Forts de réminiscences réverbérées qu’ils subliment avec l’assurance tranquille qui les caractérise – de Slowdive aux Cocteau Twins, on va dire –, The Mary Onettes n’en oublient pas de s’inscrire dans le présent. Mood Beach House sur un Slide au groove raide, emphase déprimée à la Arcade Fire (ARP), grandilo-décadence assumée (Tears To An Ocean et son saxophone brumeux) mais, surtout, un impeccable Stop This Melody, entre prog, kraut et synthpop, comme si le groupe avait gardé le meilleur pour la fin : come-back plus que réussi – gagnant.




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