2 décembre 2025 / Jerome Colombelli et Matthieu Romarin aux guitares, chant et claviers, Julien Turrin à la basse, Arnaud Ferveur à la batterie et aux percussions, et voilà le fantôme de Faith No More et surtout le chant si particulier (proche de celui d’un certain Mike Patton, oui oui, vous avez bien lu !) qui resurgit. Baikal n’est que métal - enfin, « post-metal-ambiant » même si on trouve que comme catégorie, on aurait pu trouver plus fun.
L’album Baikal qui sort sur le label Araki Records fait la part belle à des morceaux puissants, rageurs, sombres et introspectifs. Amateurs de metal, vous allez être servis. Amoureux de hardcore, le coeur du coeur du noyau progressif du son de « Rorscharch », à « Hikikomori », en passant par les arrangements ciselés de Matthieu Romarin laissent à penser que Baikal (qui réunit aussi bien les anciens membres de UnevenStructure que de Leprous entre autres musiciens) porte décidément bien la grise marque messine.
De ce coeur de béton glacé, mystérieux et néanmoins très généreux, l’album Baikal nous rappelle toute l’inventivité dont sont capables certains groupes issus de la scène metal : Baikal prend le risque de jouer dans la veine trip-hop autant que sous Deftones. En trois ans d’existence, le groupe - comme son nom de lac l’indique (lac dont la profondeur semble inégalée jusqu’à présent) Baikal a laissé couler son ancre et l’a accrochée à de très solides fondations.