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Moteur. Plan-séquence, ils sont trois, mais la mise en scène et le son laisse à penser qu’ils sont encore plus que chez Godspeed You ! Black Emperor. Les décors ne sont pas figés, ils penchent, se redressent, s’entrechoquent, sans jamais se casser. Il y a un vent de face, il est l’élément perturbateur qui oblige nos trois protagonistes d’entamer une lutte sans merci, mais avec un esprit tout aussi chevaleresque qu’artistique. Au premier plan des cordes comme une protection à une batterie, comme une fable qui donnerait à la dite entité faible, le droit de protéger ce qui est tapageur, lui fournissant un mur du son subtil, tissant une toile protectrice et au pouvoir quasi-magnétique. On devine à l’arrière-plan la possibilité d’une île, car la scène ne fait pas mystère de son chaos, positionnée qu’elle est sur une mer à l’humeur versatile. Au générique de ces trois premières pièces post-rockiennes et de ce Nex aux allures de fresque historique et mystique, Anthony Laguerre et sa batterie comme arc-bouté sur ses incertitudes à chasser (Nihilist Folk comme une expédition martiale dans la psyché du Velvet Underground) et Bastien Pelenc et Mathieu Werchowski, violonistes déclassificateurs de cold case musicaux. RAVAGE offre un disque comme une quête d’un savoir, l’abordant de manière empirique pour mieux le partager dans un acte de bravoure et d’amour musical. RAVAGE ou comment inventer une nouvelle ligne d’horizon.




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