17 novembre 2025 / Si c’est dans l’imaginaire de Bowie qu’il faut chercher l’inspiration de Frederico Nessi, artiste globe trotter, qui a tenté de trouver l’inspiration entre Paris, Miami et Buenos Aires, ce serait plutôt du côté de Depeche Mode, et plus précisément de Martin L. Gore qu’il faudrait chercher les cordes avec lesquelles il nouera ses compositions. Parfumée aux effluves pleines de chaleur et de proximité cutanée, structurée par une architecture enseignée dans les écoles allemandes, la musique de Be My Wife cache un mystère que seul un être nyctalope pourrait décoder. Nourrie de ce que la nuit procure en danger, en piège, mais surtout en excitation, elle sait faire l’économie de l’ostensible, voulant plus cacher que nous montrer, faisant de la suggestion une arme de séduction massive. L’ambition est de danser sans abrutir, juste ce qu’il faut pour que les corps s’échappent du carcan qui nous enferme pour le vivre-ensemble. Frederico Nessi veut simplement égayer nos nuits, avec tout à la fois gravité (sa voix) suavité, mélancolie et plaisir de revenir au charnel, clé de voûte de l’abécédaire de la communication. Un double EP, comme la proposition d’une partie pleine de charme, de zones froides et de moments chauds.