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Plus frais, tu meurs. Et pourtant, les allemands de Joasihno ne sont pas nés de la dernière pluie. Basé à Munich, le duo égrène depuis 2009 une electronica pointilliste et lettrée, traçant dans la sphère underground un arc-de cercle reliant Steve Reich à Múm, Terry Riley à Moondog, la terre à la lune : pas pour rien que le label culte Alien Transistor héberge le quatrième album concocté par Cico Beck (The Notwist, Aloa Input, Spirit Fest) et Nico Sierig (Instrument, Fehler Kuti). Même teinté de mélancolie, Spots pétille tout autant qu’un jeu vidéo 8 bit - des compositions telles que l’entraînante Cracklebloom (percussions Nintendo, mélodie mignonne à en émouvoir le cruel Ganon) et l’atmosphérique Deep Moon pourraient aisément figurer sur la très chouette bande son du jeu vidéo Stardew Valley, signée Eric Barone. Des bip, des pop, des pim pam poum, il y en a partout dans Spots. Du scintillant 2 Squares au cha-cha-cha cheap The Slow Hour, en passant par le ludique Spots (cordes et cuivres, guitare arpégée, bulles qui éclatent) et la macarena désuète de Characa Orb (léger mood Mr. Oizo), c’est un inventif massage auditif qui vous attend – il suffira d’écouter Detune Lagoon et Death Is Real (arpégiations entremêlées, tonalités flottantes, chœurs délayés) pour vous en convaincre. Hypnotique, rassérénant, assurément feelgood – avec Joasihno, plus doux sera l’hiver.




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