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L’été 2025, comme le précédent et probablement le prochain, a été le plus chaud que le pays, le continent, le monde ( n’en jetez plus) ai connu. Chaque année, le constat est là, vaguement partagé et la seule conclusion qui nous est gentiment préconisé c’est de s’adapter, injonction néolibérale par excellence.

Musicalement, en y réfléchissant, cela ouvre un potentiel infini au dub tant ce genre prend tout son sens les jours de canicules et de moiteurs, lorsque le corps ne peut plus se mouvoir qu’au ralenti, quand il le peut encore. Chaque été, quand la barre des 35 degrés est franchie, le fabuleux Rythm & Sound w/ artists de 2003 revient sur la platine accompagné cet été par très bon The seduction of silence de Intrusion.

Peut-être est- ce qui a titillé l’esprit défricheur du label Alien Transistor à se lancer dans ce projet ? Ou plus simplement la volonté de vouloir rendre hommage, remettre sous les projecteurs Elijah Minnelli qui était rentré en contact avec les membres de la nébuleuse du collectif berlinois via un exercice de remix de titres de l’inusable Vertigo Days de The Notwist.

Ce qui interpèle dès les premières minutes du disque, sur Slats par exemple ou Bike Rack un peu plus loin , est l’utilisation d’instruments qui ne rentrent pas dans ce que l’on peut attendre d’un album sur lequel l’étiquette dub est collée. Accordéon, sousaphone, melodica viennent ainsi donner une trame particulière aux chants incantatoires du chanteur issue de Breadminster et son néo-brassband berlinois.

Cette addition enrichie la dimension entêtante des boucles rythmiques que le genre appelle intrinsèquement au sein des morceaux mais également entre les morceaux, le sublime texte de Vine and Fig TreeMarkus Acher est présent au chant, revient par exemple en rebond sur Pruning Hooks.

L’album au fil de sa progression renforce également la montée puissance des arrangements electro/dub et les effets de réverbérations ( la touche Cico Beck probablement) sur Kissing Circles puis Pundit Dub et le sublime final Caprinæ Subfamily qui synthétise parfaitement tout ce qui fait le charme et la singularité de ce projet.

Quand bien même la saison du dub arrive à son terme laissant la place aux bruines automnales, l’écoute lascive et indolente de cette passionnante ré-interprétation toute bavaroise de ces classiques est chaudement recommandée.

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