5 septembre 2025 / Capter l’air du temps, quelle vaste escroquerie des poètes leader price qui se jaugent à l’aune des derniers vagissements d’un auteur en phase d’explosion syphilitique. L’air du temps, Barbara Lehnhoff et Aris Bassetti ont depuis leur début décidé de le mettre en bouteille afin qu’il ne vienne pas chatouiller les narines hyper-sensibles des chasseurs de hype, car depuis ses débuts Camilla Sparksss ne fait qu’avancer vers une direction qui lui est propre, tentant de toujours semer le trouble et les suiveurs, avec une volonté farouche. Alors que dans la famille des défricheurs cascadeurs les Liars semblent avoir définitivement, et malheureusement, rangé ses claviers et son électricité satanique, Camilla Sparksss continue avec ICU RUN à nous raconter une histoire, liant à la fois ses titres comme un slogan, mais surtout à ne pas se figer, bondissant avec cette froideur brûlante, signant avec Spite of the Damage un tube interplanétaire, creusant un tunnel entre le mainstream et les églises aux iconographies à la gloire de Martin Rev et Alan Vega. Voyageant via une électro pleine d’appétence (direction l’orient sur I Like the Noise, ou Crawley sur un Another Stormseeker qui donnerait aux curiens le droit de danser sur des tombes telle une Adèle Exarchopoulos dans la vie d’Adéle) et toujours fureteuse et dangereuse (une dose de Pulling a Backflip comme un shoot pour le paradis en enfer).
Sans aucune concession, sauf à sa propre ligne directrice, proche d’un dogme sans carcan lourd, le duo arrive à offrir un pas de côté sans compromission, signant un tube europop version messe noire avec Francesco Bianconi (Out of the Dark, Whispering Amami Tu), mais au final Camilla Sparksss renvoie la musique actuelle à ses chères étude, le tout en 25 minutes d’une densité et d’une justesse qui n’a d’égal, dans un format aussi resserré, que le Beaster de Sugar.