14 juillet 2025 / Le rock New-Yorkais fait son retour via Berlin. Michael Gira, s’est entouré de musiciens qui ont investi ses champs de recherche musicale ces dernières années, des fidèles pourrait-on écrire, dans le sens religieux du terme, tant sa musique tend à la spiritualité. Pas moins de sept titres sur Birthing, dont la plupart durent entre six et vingt-deux minutes. La voix de Michael Gira tonne et gronde mots, incantations appuyées de choeurs cryptés, tandis qu’un chien aboie dans le fond sur des sons samplés jusqu’à ne plus savoir si on écoute Joy Division ressuscité ou bien les Eurythmics de In The Garden. Les guitares vrombissent et balancent torpilles et bombes jusqu’à nos pauvres oreilles innocentes - bien qu’elles en redemandent. Les plus fringants de nos lecteurs penseront à God Speed You ! Black Emperor.
Les vieillards que nous sommes, nous, quinquagénaires, s’amuseront à se remémorer Dead Can Dance ou encore Cocteau Twins, de ces groupes dont l’âme s’est élevée jusqu’à la frontière d’une frénésie musicale jubilatoire et brutale dont le son swanesque serait l’ultime représentant (on n’oublie pas les premiers noms, dont celui de Thurston Moore, du groupe qui fête ses cinquante ans peu ou prou cette année). Pas décevant, pas surprenant, pas inutile, à la recherche du rêve, et de sons universaux, qui sont glanés de par le monde lors de tournées ou de voyages. Eux bien réels. De quel acabit seront les rêves que nous inspirera ce Birthing ? Il vous faudra fermer les yeux et partir pour un long voyage mystique si vous souhaitez connaître la réponse à cette question !
Bélier Mérinos
Lauter