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Ce qui pourrait constituer le titre d’un album illustré de Claude Ponti est en fait un disque qui aimerait nous "offrir le meilleur". Victor Lee Gabriel  a souvent accompagné les autres, et c’est aujourd’hui sous son propre nom qu’il sort ce meilleur : l’album qu’il a composé, enregistré et nourri dans sa maison-studio au coeur de la nature. Quand sa famille et lui pensaient renouer avec cette dernière à l’occasion d’un départ vers la clairière qu’ils avaient élue, la maladie a frappé durement sa femme et inspiré ces titres agissant sur nous comme une douloureuse piqûre de rappel : non, la toute-puissance que l’homme se forge de façon illusoire n’est pas tangible. 

Et pour cause, les catastrophes naturelles nous le rappellent trop souvent : nous sommes minuscules face à Mother Earth. Proche d’un rock vintage nourri de chœurs et de riffs « Beatles  », le rock de Victor Lee Gabriel accueille le monstre et la maison, ne reniant pas l’une pour l’autre. « Si tout s’effondrait demain, j’irais danser »… Et nous aussi ! Le monstre, la maison, la musique, tout est bon pour nous ramener à cet essentiel qui s’appelle la vie.




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