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Delirium Cordia m’ayant passablement déçu (merci à tous pour les insultes quant à ma chronique, ce fut très jouissif), Suspended Animation, malgré son très beau design, me fit peur de prime abord. Un disque sous forme de calendrier ou chaque morceau est un post it couleur caca doigt, où l’on aura préalablement gribouillé plein de cochonnerie au feutre indélébile. Et ça fonctionne plutôt bien. En tout cas force est de constater que Fantômas séduit plus sur de courts morceaux que sur une seule et même piste (Delirium Cordia). Du coup c’est beaucoup plus rythmé, beaucoup plus fou, et tout s’enchaîne si rapidement que " Suspended Animation " s’écoute d’une traite les doigts dans le nez (c’est à cause de cela les post it caca doigt). On retrouve ces gros riffs de guitare, ces bruits de dessins animés, la grosse batterie de Lombardo, et la panoplie complète du parfait chanteur à la croix de bois de Mike Patton. Et quand la guitare s’arrête, Fantômas, joue sur les ambiances, celles des films noirs, ou de manèges hantés, le tout avec le sourire aux lèvres. Un grand melting pot en quelque sorte, où la colle est leur outil principal, pour pouvoir assembler tout ce qu’ils ont récupéré sur le chemin, des bouts d’électronique, un vieux t shirts des Melvins, une vieille horloge qui fait coucou, et un synthé qui fait des bruits d’hélicoptère…Et accessoirement une prise de courant, pour le brushing de Buzz Osborne. Fantômas remet un peu d’ordre dans leur capharnaüm, mais comme un enfant, ils ont rangé à l’envers ne remettant rien à sa place et perturbant encore plus nos oreilles. Mais comme on aime se faire du mal, " Suspended animation " nous redonne envie d’écouter Fantômas, et ils nous le rendent bien. En vous remerciant.




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