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Quelques mois après la sortie de l’excellent Lamenting Machines avec son complice Antony Rian au sein de ISAN, Robin Saville revient en ce début d’année 2020 avec son troisième album solo, le premier a sortir sur le label berlinois.

Build a Diorama se place d’entrée sur un terrain résolument ambiant de type naturaliste, le projet ayant été inspiré de ses longues balades au cour desquelles Robin Saville a enregistré des éléments naturels (vibrations de nature, chants d’oiseaux, etc…) qui viennent faire écho sur l’inaugural Content Of Mind, aux percussions minimales qui en assurent la ligne directrice.

Cette même structure de composition se retrouve un peu plus loin sur The Deepdale Halophyte Economy, Euglena Dancing et sur Might I Have A Bit Of Earth ?. En insufflant sur les deux premiers une rythmique qui évoque une forme étrange de drone électronique élastique et aquatique et sur le troisième une guitare basse, Robin Saville évite l’effet de redondance que l’exercice pouvait laisser craindre.

L’autre grande force qui permet de contourner l’écueil dans lequel ce type de musique peut parfois tomber (à savoir s’effondrer dans le new-age retro ou la bande son nature & découverte) tient aux rythmiques électroniques échappées du travail de ISAN.

Ces dernières, en soutenant Bojagi et le très entrainant Bosky permettent à Build a Diorama d’offrir un panel de variations sonores et sensorielles d’une richesse remarquable qui atteint le point d’équilibre parfait entre apaisement et alerte sensoriel. En ce se sens, ce diorama fait mieux que simplement donner l’illusion de la réalité, de la beauté et du mouvement, il nous le fait pleinement ressentir. Réussite.




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