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  • 5 mars 2007 /
    Gonzales
    “Presidential suite”

    rédigé par gdo
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Le pire dj du monde (c’est lui qui le dit) est en comme back dans les bacs (je peux faire pire). Le dj supranaturel, rose bonbon, enflameur de platine et virtuose cheap du piano, se présente aux présidentiels (si seulement….) Après le splendide et inépuisable Uber alles, chilli nous avait gonflé de son rap fainéant n’étant à cette époque pas à un gaz de plus (et deux vannes pourax, deux). C’est avec ceux troisième LP qu’il va mixer les deux histoires. Par le premier mouvement faire bouger le second de la vie quasi symphonique de cet histrion caricatural. Le pire chez Gonzales sont les passages où nous le sentons vraiment s’amuser (salieri serenade) mais nous non. Il est alors difficile de ce voir exclure de la fête. Mais dans l’ensemble pas d’inquiétude, l’homme sait recevoir. So called party qui ouvre la fête démontre que Chilly est l’homme de la situation. La rime y est riche, le rythme binaire (histoire que tout le monde s’y retrouve) et malin. La crapule est en rose avec des lunettes déformantes. Gonzales ouvre le show comme savait le faire les Beastie boys. Pour asseoir l’assistance (la piste c’est pour lui) shameless eye, sublime alliage de pascal comelade et l’électro minimaliste teutone. On retrouve la magie de Uber alles. Pur bonheur coquin et malin. Irrésistible. Repos forcé sur scheme and variations, un instru (mentale). L’homme au débit anormalement élevé la boucle. Pour you snooze you loose (il faut réveiller tout le monde), aphex twin rose bonbon (c’est obligatoire) pour accompagner bozo le clown les doigts dans la prise. Ne jamais oublier que le clown faisait peur quand nous étions des enfants. La peur, nouveau thème de Chilly. Il en rajoute sur 1000 faces qui se résument en deux, celle du docteur Jekyll et celle de mister Hyde. En ces temps d’horreur politique political platform donne une solution à nos problèmes. On en rêve de la politique avec les apports de la cage aux folles. Et si Jospin avait changé de chaussures ! Et on continue de plus belle avec chilly in fuego ou tempête rose sous un crâne. Deasons kitch et militaire ou tout le monde au garde à vous une banane dans l’oreille. Pour starlight il se présente en crooner décérébré où sinatra aurait remplacé le whisky par des pilules roses. Malade il malade il reste. Mais le meilleur reste à venir car le bonhomme a une panoplie remplie de déguisements en tout genre. Sur bottom of the pops il a un sens élevé de la dévaluation. Mieux s’enfuir pour mieux régner par les pieds. Le pire c’est qu’il évite magistralement le ridicule. Épatant illusionniste. Tout le monde se lève pour lui. Quand à take me to broadway, ce morceau ÉNORME, ce single imparable le montre en recycleur et en booster. Danseur à cloche-pied, bourré de suptibilité plus complexe que l’intégralité de la discographie de n’importe quel Mc du show bizz bizz. Rien à dire à ce niveau-là, le tribun touche au parfait. Capable de brasser large sans compromission, ce président en devenir au combine actuel mais sans oublier les générations anciennes sur Melodika, un instru poussiéreux et touchant histoire de partager le dernier Gonzales avec grand-mère. Grand-maman tendance, why not, du moment que le président lui est grand.




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