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Il est question d’embarquer en sachant que le naufrage sera le plus beau du voyage, que la noyade sera le summum du plaisir, il est question de souffler ces voiles jusqu’au bout du souffle, il est question de caresser pour ne pas souffrir, de ne plus prendre d’air pour aller plus loin, avec Tample, il est question d’être vapeur au sein même des profondeurs des océans. Summer light est un mirage doux, un onirisme pour cicatriser avant de disparaitre, ce petit souffle qu’ont les mères sur nos brulures, on y croit, on n’a plus mal, plus tard, on oubliera, un disque de calmes plats en haute mer, mais le bateau a l’envers, les sensations sous-marines, les ondulations des images. Tample, groupe bordelais (quelle belle scène musicale se dessine dans ces terres)a le joli don d’adoucir le monde, de sucrer les acides ( écouter "Runaway", même la fuite a sa joie), de polir les angles avec une élégance sonore étrangement ensorcelante, tout est bellement enveloppé de richesses, les sons presque étouffés des fonds marins (Chimera), les rythmes comme cet internement du cœur, cet effet qu’ont Systole et diastole tant en dedans de nous, "Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté", disait un. Il y a donc un feeling très spécial, un état d’âme fait d’étincelles entrelacées entre cordes groove et voix d’autres dimensions, un état d’âme noué a des terres perdues quelques part en l’air, au fond de certaines mers, qui se reflète dans le travail précieux de l’osmose de chaque participant a ces mélodies éblouissantes, rien n’est froid (one night stand a du funk caché dans les vagues, mais tout est calmé par une production irréelle, un son pour norme , une règle a suivre strictement dans l’ampleur de ses lois, porter au rêve, que ce soit dans la douleur ou dans le bonheur, il faut tout porter au rêve, créer l’illusion du sommeil, le trompe l’œil du voyage immobile, la flottaison des matières, l’effleurement de tout. "Summer light" est une table de la loi que Moise a égaré maladroitement, et qui dit en tout mot, que rêver est une religion a suivre en vol, même si on naufrage, même si on coule, on saborde, on déborde, que la douceur des compositions serve a transporter nos âmes a d’autres rives (Prenant surprenant " King of heart). Chaque titre de ce précieux et délicat disque est une mer qui nous soulève et nous fait flotter, bras ouvert et visage au ciel, les aigues ne percent pas, les basses n’enterrent pas, la voix n’a pas de lest, les claviers n’ont pas de matière, tout est impalpable, éthéré, aérien, et tout respire dans les plus profond des liquides. La délicatesse ne signifie pas la tristesse, c’est ici un disque de paix, de plaisir légers, de sens à l’ extrême des sensations, de bien être, de chimères et d’illusions, de vapeurs chaleureuses, de douce extase.




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